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10 ans du massacre du 28 septembre : la coalition guinéenne pour la CPI demande une indemnisation provisoire des victimes

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Le 28 septembre 2009, plus de 150 personnes ont été tuées dans un stade de Conakry alors qu’elles manifestaient contre le maintien au pouvoir du capitaine Moussa Dadis Camara. Dix ans après ces tueries, aucun procès n’a été organisé pour sanctionner les auteurs de ces crimes odieux perpétrés dans un stade.

Ce mercredi 25 septembre 2019, la coalition guinéenne pour la cour pénale internationale (CGCPI) a, lors d’une conférence de presse qu’elle animée à Conakry, demandé l’indemnisation provisoire des victimes ‘’ordinaires’’ de ce massacre.

« La coalition guinéenne pour la cour pénale internationale relève que depuis l’ouverture des enquêtes en février 2010, devant les juridictions guinéennes, beaucoup de victimes sont décédées, certaines sont malades et vivent dans la précarité absolue. A ce titre, il faut ajouter la situation des femmes répudiées par leurs maris et celles atteintes du VIH SIDA, suites aux viols dont elles ont été victimes, sans oublier les enfants orphelins déscolarisés qui doivent normalement être assistés. Il convient de rappeler que certaines victimes précisément les trois anciens Premiers ministres, ont reçu deux milliards de francs guinéens chacun, soit au total six milliards de francs guinéens à titre d’indemnités pour les préjudices qu’ils ont subies lors des massacres du 28 septembre [2009 au stade du même nom à Conakry.  Pour toutes ces raisons, la coalition guinéenne pour la cour pénale internationale lance un appel au gouvernement guinéen, au comité de pilotage, aux partenaires bi et multilatéraux pour l’indemnisation provisoire des victimes du massacre du 28 septembre et l’ouverture d’un procès juste et équitable », a déclaré la CGCPI.

Plus loin, cette coalition qui milite en faveur des droits de l’homme s’est insurgée contre le fait que la justice guinéenne qualifie les évènements du 28 septembre 2009 de crime de droit commun alors que, selon elle, ces crimes doivent être considérés comme crimes contre l’humanité.

« Jusqu’au jour d’aujourd’hui, les juridictions guinéennes considèrent que le massacre du 28 septembre comme des crimes ordinaires alors que nous, notre position, est que ces crimes-là sont contre l’humanité au vu du rapport international d’enquête des Nations unies, au vu du fait que l’affaire est en examen préliminaire au niveau de la cour pénale internationale qui a effectué seize misions en Guinée, au vu du fait que le capitaine Dadis et Monsieur Toumba Diakité ont été inculpés sur la base de l’article 28 du statut de Rome. Nous ne comprenons pas pourquoi la justice guinéenne considère ces crimes-là comme étant des crimes ordinaires », lâche Me Hamidou Barry, président de la coalition guinéenne pour la cour pénale internationale.

Le procès du 28 septembre peine encore à démarrer bien que l’instruction soit terminée et aucune date n’a été annoncée pour la tenue du procès.

Thierno Sadou Diallo

+224 626 65 65 39

 

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