Une centaine de migrants franchissent la frontière à Melilla

Une centaine de migrants africains ont réussi jeudi matin à franchir la barrière de six mètres de haut séparant le Maroc de l’enclave espagnole de Melilla, sur quelque 300 hommes au total qui ont tenté de passer, a annoncé la Guardia Civil.

« A 8h00 du matin, il y a eu un ‘assaut’ organisé, les forces marocaines ont été débordées. Deux cents personnes ont pu être bloquées, mais 100 sont parvenues à atteindre Melilla », a déclaré à l’AFP un porte-parole de la gendarmerie espagnole de Melilla. Une seule personne a été blessée, à la jambe, selon lui.
Centre de rétention
Tous les migrants ayant réussi à franchir sous une forte pluie les grillages de plus de six mètres de haut « sont d’origine subsaharienne, tous sont des hommes, jeunes », a-t-il précisé. Ils ont été regroupés dans le centre de rétention de l’enclave espagnole, où ils pourront demander l’asile. Très peu réussissent toutefois à obtenir ce statut, car ils sont souvent considérés comme des migrants économiques.
Equipement
Pour réussir à escalader la triple barrière qui entoure l’enclave, ainsi que différents obstacles spécialement conçus pour empêcher leur passage, les migrants se munissent souvent de crochets et de chaussures cloutées. Melilla constitue avec l’autre enclave espagnole au Maroc, Ceuta, l’une des deux seules frontières terrestres entre l’Union européenne et l’Afrique.
Assauts réguliers
Lors du précédent assaut, le 4 septembre, une centaine de migrants étaient déjà parvenus à franchir la frontière. Sur les six premiers mois de l’année, 4.606 migrants originaires d’Asie, d’Afrique et du Moyen-Orient sont arrivés en Espagne par voie terrestre ou maritime, selon l’Organisation internationale pour les migrations.
Droits de l’homme
L’Espagne est régulièrement épinglée par les organisations de défense des droits de l’Homme pour le traitement réservé aux migrants. Oxfam a récemment dénoncé le refoulement de candidats à l’asile à qui le droit de formuler une demande est refusé, en particulier aux abords des enclaves espagnoles de Ceuta et Melilla au Maroc.
Dénonciation
Cette situation a également été dénoncée par le défenseur des droits en Espagne, dans un rapport de juin 2016. Du coup, « les migrants doivent emprunter des routes plus dangereuses, enrichissant les mafias », selon l’ONG.

Source: Belga

 

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