CORRECTION - Philippines President Rodrigo Duterte shows images of alleged criminal Philippine politicians during his speech at a meeting with the Filipino community in Singapore on December 16, 2016.
Duterte is on a two-day state visit. / AFP PHOTO / ROSLAN RAHMAN / “The erroneous mention[s] appearing in the metadata of this photo by ROSLAN RAHMAN has been modified in AFP systems in the following manner: [AFP] instead of [POOL]. Please immediately remove the erroneous mention[s] from all your online services and delete it (them) from your servers. If you have been authorized by AFP to distribute it (them) to third parties, please ensure that the same actions are carried out by them. Failure to promptly comply with these instructions will entail liability on your part for any continued or post notification usage. Therefore we thank you very much for all your attention and prompt action. We are sorry for the inconvenience this notification may cause and remain at your disposal for any further information you may require.”

Duterte veut exécuter « cinq à six » criminels par jour

Des dignitaires catholiques philippins et des responsables d’ONG se sont insurgés lundi contre le projet du président philippin Rodrigo Duterte de rétablir la peine de mort et d’exécuter « cinq à six » criminels par jour.
Le chef de l’État est la cible de nombreuses critiques pour sa campagne sanglante contre le trafic de drogue et sa « guerre contre le crime » qui a fait plus de 5.300 morts depuis son arrivée au pouvoir fin juin.

L’avocat, connu pour son langage cru, crée régulièrement la controverse pour ses sorties choc, obligeant ses conseillers à de savants rétropédalages.

« Il y avait bien la peine de mort avant, mais rien ne se passait », a-t-il dit samedi. « Donnez-la-moi et je l’appliquerai chaque jour à cinq ou six criminels. »

Un haut dignitaire de l’Église catholique a indiqué que celle-ci « s’opposait totalement » au projet du président.

« Les Philippines seraient considérées comme un pays barbare. Les Philippines deviendraient la capitale mondiale de la peine de mort », a déclaré à l’AFP le père Jerome Secillano, de la Conférence des évêques catholiques philippins.

Abolie en 2006
La peine de mort avait été abolie dans l’archipel en 2006 après un intense lobbying de l’Église. Le catholicisme est la religion de 80% des Philippins.

M. Duterte avait largement remporté la présidentielle de mai après une campagne sécuritaire outrancière pendant laquelle il a promis de faire abattre des dizaines de milliers de trafiquants de drogue.

Il avait également promis de combler les lacunes existantes, selon lui, dans le système judiciaire et de rétablir la peine de mort. Un vote à la chambre des représentants devrait intervenir en janvier.

Le Haut-Commissaire aux droits de l’Homme de l’Onu, Zeid Ra’ad al Hussein, a affirmé dans une lettre aux parlementaires que les Philippines violeraient leurs obligations internationales si elles restauraient la peine de mort.

« Mettre un quota pour les exécutions, c’en est trop », a réagi de son côté auprès de l’AFP Romeo Cabarde, vice-président d’Amnesty International aux Philippines. « C’en est trop car nous parlons de vies humaines. »

Belga

 

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