Education: des agitations oiseuses dans la cité de Manga Kindi !

Le jeudi 23 février 2017 un meeting a été convoqué par les responsables syndicaux de la commune urbaine de Kindia. Les deux radios privées de la cité ont largement relayé l’information. C’est ainsi qu’un grand nombre d’enseignants avait fait le déplacement pour écouter leurs responsables.

Après lecture du protocole d’accord signé avec le gouvernement, un tohu bohu a été constaté dans cette foule. Ceux qui voulaient de la reprise du travail en se conformant à la déclaration de l’intersyndicale, suspendant la grève, ont été la risée d’un groupe d’extrémistes chauffé à blanc contre le pouvoir. C’est dans ce brouhaha indescriptible que sera décidée la poursuite de la grève. Pour eux, le gouvernement refuse d’accéder à leur revendication, c’est pourquoi, ils ont décidé ce qui suit :

Poursuivre le mouvement de grève jusqu’à la satisfaction totale ; surtout le point indiciaire.

Demander le départ des ministres Sékou Kourouma, Ibrahima Kourouma et Albert Damantang.

Le limogeage des deux secrétaires généraux SLECG et FSPE.

Demande aussi la réduction du train de vie de l’Etat.

Demande au chef de l’Etat d’arrêter de distribuer l’argent et mettre cela sur leur salaire.

Heureusement le ridicule ne tue pas, il est impensable de voir un tel raisonnement de la part d’un enseignant, qui en toute chose se doit de faire la retenue. Celui qui n’a pas confiance en soi même ne peut aucunement avoir confiance en autrui. Ceux qui s’agitent ainsi à Kindia ne peuvent mettre même une classe en grève, à plus forte raison une préfecture. Les principes syndicaux sont clairs en matière de revendication. Sur les neuf points présentés au gouvernement, cinq ont été satisfaits. Ce qui prouve intensément la volonté du gouvernement à prendre en compte les problèmes évoqués.

Suite à la signature du protocole d’accord, l’intersyndicale de l’éducation a  décidé de la suspension de la grève sur toute l’étendue du territoire national. Si maintenant, des individus mal intentionnés, se livrent à l’intox dans le milieu enseignant, c’est l’expression d’une autre raison différente de celle posée par l’intersyndicale. La seule explication que l’on puisse donner à la timidité de la reprise est qu’elle a été décidée en pleine semaine. Ce ne sont pas donc les agitations de ces quelques individus qui vont empêcher la reprise  des cours à Kindia, dans les autres préfectures, elle est effective.

Si maintenant pour eux il ne faut pas travailler, qu’ils demeurent à la maison. Ce qui est sûr c’est qu’au sortir de ce meeting les avis étaient déjà très contradictoires. Beaucoup ont décidé de reprendre les chemins de l’école ce lundi 27 février 2017. Ceux qui s’égosillent dans les radios comprendront que devant la volonté populaire, ils ne sont que de simples individus. Le syndicat se bat pour l’amélioration des conditions de vie des enseignants mais, il ne se bat contre l’Etat. Ce qui peut mettre en péril la nation doit être évité.

Mais ils comprendront très bientôt que leur position n’est pas bonne.

Par Idy M. Camara

Enseignant à la retraite

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