Le ministre Oyé Guilavogui à Kankan: « contrairement aux autres aéroports que j’ai visités, celui de Kankan a beaucoup d’atouts »

Le ministre d’Etat, ministre des transports, Oyé Guilavogui poursuit son périple dans le pays profond. Après Labé, l’aéroport de Djankana dans la préfecture de Kankan a constitué jeudi 2 février dernier la seconde étape de sa visite de terrain. Au terme de cette visite, voici l’intégralité de l’interview qu’a accordée le ministre à notre correspondant basé à Kankan. Lisez !

Mediaguinée : Est-ce qu’on peut savoir les motifs de votre présence à Kankan ?

Oyé Guilavogui : Mon arrivée à Kankan est une suite d’une série de missions que je me suis affectées, j’ai commencé déjà par Labé et me voila à Kankan, la semaine prochaine je serai à N’zérékoré. Cette série de missions s’inscrit dans le cadre de la relance de la compagnie guinéenne qu’on appelle Guinea Airlines dont le lancement officiel a eu lieu la semaine dernière. Nous avons commencé par ce lancement officiel pour avoir le reste des documents auprès de l’organisation de l’aviation civile, il faut que matériellement la compagnie existe pour que le reste l’autorisation des survols des pays que nous allons desservir soit  obtenu. Donc, c’est ce que nous avons fait la semaine passée. Alors, pour ce qui est de la phase d’exploitation, il faut se rendre sur les lieux. On avait fait, pas moi, mais les techniciens pour relever un certain nombre de manquement des équipements qui aident à la navigation qui manquent. La météo, l’état de la piste, l’aérogare, le bâtiment lui-même, les techniciens avaient fait le tour donc de nos capitales régionales et je viens aussi m’enquérir de l’état actuel.

Quel constat dressez-vous suite à cette visite de l’aéroport de Djankana ?

Contrairement aux autres aéroports que j’ai visités avant, celui de Kankan a beaucoup d’atouts et ce qui est réconfortant, c’est que c’est l’état des bâtiments des infrastructures n’est pas assez mal. C’est acceptable aussi l’emprise de la piste n’est pas aussi occupée comme à Labé par exemple. Y a tellement d’espace ici que nous avons eu l’esprit de l’agrandir et d’en faire une aérogare international.

Quels sont les dispositifs que vous comptez mettre en place afin que cette nouvelle compagnie puisse commencer dès maintenant à desservir l’intérieur du pays ?

Cela va de soi. On ne peut pas lancer les opérations d’une compagnie sans s’assurer de l’état de sûreté  de l’aéroport. Donc, les équipements et  je vous ai dit au départ que y a une mission qui était passé avant moi et qui avait inventorié les équipements qui existent mais qui sont complètement obsolètes, il faut les changer entièrement. Donc, c’est des équipements d’aide à la navigation et sans ces équipements, l’avion ne va pas atterrir. Comme vous le savez, l’avion il est conduit à terre ce sont ces équipements qui aident le pilote n’est-ce pas à naviguer, donc c’est vrai que cette équipe nous avait rendu un bilan complet et comme je vous l’ai dit  je suis venu m’enquérir de l’effectivité du devis qui a été présenté qui a été présenté au gouvernement et je me suis rendu en compte effectivement qu’il faut absolument ces équipements et dès mon retour à Conakry nous allons nous atteler à leurs achats pour venir les installer les autres infrastructures qu’on doit apporter le toilettage, la clôture de piste parce qu’il faut sécuriser la piste viendront après.

C’est la compagnie nationale Air Guinée qui était annoncée qui a été lancée par le Chef de l’Etat ou bien Guinée Airlines est une autre compagnie ?

C’est la même compagnie. Au fait, j’ai fait exprès de changer légèrement le nom à cause du passif que Air Guinée a laissé. En appelant Air Guinée, tous les créanciers vont venir me toquer la porte là-bas pour rembourser. C’est des milliards et des milliards. Donc, moi, j’ai pris le soins de le traduire en Anglais donc juridiquement ce n’est pas la même compagnie mais pourtant c’est la compagnie nationale. Et, encore il faut que j’apporte la précision il n’est pas dit une compagnie nationale c’est le capital 100 % Etat. Tous les avions qui appartiennent à tous les Etats du monde entier encore une fois c’est des privés mais l’avantage que l’Etat tire de l’installation de cette compagnie c’est par exemple les redevances, c’est par exemple les taxes, c’est par exemple les impôts, c’est par exemple la location de la piste, les ateliers de dépannage, les parking des avions voila tout ce que l’Etat tire c’est plus qu’être directement actionnaire est-ce que vous comprenez ? C’est commença que ça se passe partout.

Propos recueillis par Alpha Oumar Koita, correspondant à Kankan

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