Destruction sauvage des forêts classées de Ziama et de Diécké: le BL de Faya désigne les coupables…

(DÉCLARATION). “Si une partie seulement de la société profite de certaines richesses, une déprédation de l’environnement – une marée noire ou un nuage toxique radioactif – frappe toutes les classes sociales et traverse les frontières.” Ulrich Beck

La célébration de l’édition 2017 de la journée mondiale de l’environnement s’inscrit dans un contexte particulièrement difficile et désastreux pour la Guinée. En effet, nous assistons de plus à une accélération de la dégradation de l’environnement dans notre pays. Cette réalité à pour conséquence l’altération de la qualité de vie et la santé des populations. Et surtout le dérèglement du fonctionnement naturel des écosystèmes.

Plusieurs facteurs sont à l’origine de la dégradation continue de l’environnement en République de Guinée. Ce sont :

1- L’exploitation anarchique des forêts par des sociétés comme Foret Forte et par des centaines de particuliers pour le bois de meubles et de construction, le tout sous l’œil complice des agents en charge de la protection des forêts ;

2-Les autorisations irresponsables d’exploitation des forets qui n’épargnent aucune forêt classée. C’est le cas des forêts classées de Ziama dans la Préfecture de Macenta et de Diécké dans la Préfecture de Yomou. La forêt de Ziama par exemple a été érigée en forêt classée depuis 1932. Depuis 1980, l’UNESCO l’a conféré le statut de patrimoine mondial de l’humanité. En 1981, elle a été déclarée comme la réserve de la biosphère universelle. Selon les scientifiques, elle abrite 1300 espèces végétales et 547 espèces animales);

3-L’absence de reboisement malgré la perception des taxes y afférentes payées par les exploitants forestiers par les différentes autorités de l’Etat ;

4-La dépendance des populations du charbon du bois comme source quasi unique d’énergie pour les foyers guinéens ;

5-La pratique de L’agriculture extensive avec ses multiples conséquences (les feux de brousse, l’érosion, etc.)

6-L’allumage des feux de brousse pour des fins de chasse et par d’autres acteurs malintentionnés ;

7-L’exploitation anarchique des mines sans égard aux exigences de protection de l’environnement ;

8-L’absence de désintoxication et de reconstruction du relief des terres après l’exploitation minière ;

9-Le manque de gestion adéquate des ordures et des déchets produits dans les centres urbains et semi-urbains, particulièrement dans la ville de Conakry.

Compte tenu de cette situation alarmante, le Bloc Libéral profite de cette célébration de la journée mondiale de l’environnement pour exhorter le gouvernement guinéen à prendre les mesures suivantes :

-Vulgariser et faire respecter le « Code de l’Environnement » ;

-Mener des campagnes de sensibilisations pour inciter les populations à reboiser et à assainir leur environnement ;

-Accroître la présence des agents des eaux et forêt dans les zones potentiellement menacées ;

-Elaborer une politique de développement qui tienne compte de la protection de l’environnement ;

Enfin, le Bloc Libéral saisit cette occasion pour inviter les populations Guinéennes à faire preuve de civisme en mettant la protection de l’environnement au cœur de leurs préoccupations.

Fait à Conakry, le 5 juin 2017

Le Bloc Libéral

 

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