Mano River Union : les acquis et les perspectives de l’organisation selon Hadja Saran Daraba

Après 5 ans 8 mois de service à la tête du fleuve Mano River Union, la Secrétaire générale sortante, Hadja Saran Daraba  a procédé ce lundi 19 juin 2017, à la présentation de son bilan et les perspectives de ladite organisation. C’était à l’occasion d’une conférence de presse qui s’est  tenue à la maison de la presse de Coléah.

A l’entame de son intervention, la secrétaire générale sortante de l’Union Mano River a rappelé que le fleuve Mano River Union était une union douanière. « C’est en Octobre 1980 que la République de Guinée a rejoint cette union. Et en Mai 2008, la Côte d’Ivoire a rejoint aussi. Donc aujourd’hui, l’union couvre 700 Km carré dont 55 millions d’habitants. Et il y a des fleuves internationaux qui prennent leurs sources dans l’espace Mano », a-t-elle rappelé.

Poursuivre, elle (Hadja Saran Daraba) a déploré que lors  de la passation de service le vendredi dernier 9 juin 2017, qu’aucune presse guinéenne n’était présente. « Or, le jour où je prenais le service en 2011, la presse guinéenne était présente. C’est pourquoi cette conférence avait pour objectif de combler ce déficit », souligne-t-elle, avant de préciser qu’aujourd’hui, l’Union du fleuve Mano est une organisation qui est connue du monde entier.

« Elle est devenue beaucoup plus opérationnelle dans tous les marchés. Donc, elle a signé des conventions avec la CEDEAO, l’Union africaine mais aussi plusieurs avancées du système des Nation unies. Elle est aussi présente dans l’ensemble du territoire notamment dans les zones frontalières à travers les unités conjointes de sécurité et de restauration de la paix », a ajouté la secrétaire générale sortante de Mano River Union.

Selon Hadja Saran Daraba, aujourd’hui, les gens acceptent de se rencontrer plus souvent au sein de cette organisation. « Parce qu’on a eu plus d’une quarantaine de réunions techniques, ministérielles et des chefs d’Etats en 5 ans. Ces rencontres nous ont rapprochés de nos voisins qui sont membres de la Mano. Et aujourd’hui, on peut circuler beaucoup plus rapidement depuis 5 ans », a-t-elle souligné.

En termes de perspectives, Hadja Saran Daraba a fait savoir que les centres d’excellence ont été créés. « On a crée des centres d’excellence. J’espère que les dix (10) prochaines années, nous allons avoir un groupe de jeunes cadres formés dans les quatre pays qui sont parfaitement bilingue et qui sont techniquement valables pour prendre la relève de l’expertise étrangère dans nos industries et dans nos sociétés. Il y a des routes qui vont être construites. Coyah, Pamalappe, Kankan, Mandiana, frontière Côte d’Ivoire, Lola et Danany. Ça, se sont les produits des projets de Mano River. Et aujourd’hui, on a une production rizicole dans le cadre du PTAO qui est un programme de la CEDEAO, mais dont la sous composante de la MANO s’était focalisée sur le riz, le manioc, le maïs. Et aujourd’hui, nous ne sommes pas très loin de l’autosuffisance en matière de vie grâce à ce programme dont la Banque Mondiale vient de faire une prolongation », a indiqué la secrétaire générale sortante de Mano River Union.

 

A noter que cette organisation a été créée en 1973, plus âgée que la CEDEAO.

 

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