« Les dossiers de Takana et Elie ne sont pas classés, ils seront programmés à la rentrée judiciaire »

Au cours de la conférence de presse qu’il a animée ce vendredi 4 Août, le ministère d’Etat, ministre de la justice et le procureur général près la Cour d’Appel de Conakry, Moundjour Chérif ont apporté des précisions relatives aux dossiers judiciaires des artistes Elie Kamano et Takana Zion.

À l’entame, le procureur général a tenu à préciser : « A la rentrée judiciaire, les deux dossiers seront programmés. Les deux artistes sont placés sous contrôle judiciaire et ce sont deux juridictions qui gèrent. Mafanco gère le cas d’Elie Kamano et Takana Zion est géré par le TPI de Kaloum. Donc, aucun des dossiers n’est classé, les dossiers seront jugés conformément à la loi. L’un à Mafanco et l’autre à Kaloum ».

Poursuivant, il a révélé : « Ce qui se passe dans cette affaire, il se trouve qu’Elie Kamano avait un autre dossier à Mafanco et il a été placé sous contrôle judiciaire. Donc, il fallait faire une jonction des deux procédures. C’est pourquoi après le procureur de la République a pensé le placer dans le même cas que le 1er dossier. Le deuxième dossier était à Kaloum. Le dossier de Takana, il a été interpellé dans les mêmes conditions après toutes concertations qu’on a vérifiées. C’est la première fois qu’il est interpellé à la justice. Donc, c’est un délinquant primaire, il n a pas de casier judiciaire, il est vierge, le procureur a estimé que pour le moment il faut mieux le placer aussi sous contrôle judiciaire. »

Se prononçant sur la question, le ministre Cheick Sako a mentionné : « Elie Kamano et Takana Zion encore une fois sont des citoyens. Je ne fais pas de différence entre un artiste et un éleveur de Gaoual ou un chercheur de l’or à Siguiri. Ce qu’il y a ce sont des citoyens comme les autres. Donc quand un artiste est interpellé par la police, sachez que c’est une affaire de police tant qu’il n’est pas déféré devant le procureur de la République. Dès qu’il est déféré devant le procureur de la République, après le travail de la police, la justice entre en jeu. Il faut savoir faire cette distinction dans ce pays. Et une fois que la justice est saisie vous pouvez nous interpeller pour chercher à savoir qu’est-ce que le procureur fait en l’occurrence ? Concernant ces deux affaires, le nommé Kamano dès qu’il a été déféré, Monsieur le procureur général m’a dit et on a immédiatement donné des instructions pour qu’il soit mis sur contrôle judiciaire. Concernant Takana Zion, comme vous le savez, il a été aussi interpellé dès qu’il a été déféré le jour des obsèques du magistrat Aboly. Et dès qu’il a été déféré, le matin le procureur général était là. Il est venu me donner l’information et on a eu quelques discussions. J’ai demandé au procureur général si Takana n’a pas de casier judiciaire. Comme il n’avait rien, j’ai donné des instructions qu’il soit mis sur contrôle judiciaire. Je vous cite ces deux exemples pour vous dire que dans ce pays personne ne peut nous instrumentaliser pour dire que j’ai fait des démarches et un peu de tout pour que l’acteur soit libéré. Ce sont les procureurs. Sur la base des textes, sur la base des situations et sur la base des instructions que je donne au procureur général, personne d’autre n’est intervenu », a précisé Me Cheick Sako.

Par Elisa Camara

 

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