Trafic routier entre la Guinée et la Guinée-Bissau : manque de véhicules à cause d’un contentieux entre syndicats des transporteurs des deux pays

Le trafic routier entre la Guinée et la Guinée-Bissau est actuellement perturbé à cause d’une incompréhension entre les syndicats des transporteurs des deux pays. Difficile pour les citoyens guinéens et bissau-guinéens de se déplacer ces derniers temps entre les deux pays à cause de la rareté des véhicules de transport en commun.  De retour au bercail, ce citoyen guinéen résidant en Guinée-Bissau explique, au micro de Mediaguinée, dans quelle condition il a réussi à traverser la frontière.

« Actuellement, il y a un problème qui fatigue les usagers de la route entre la Guinée-Bissau et la Guinée-Conakry. Les syndicats des transporteurs des deux pays  ne s’entendent plus. Quand les véhicules quittant Gabou (Guinée-Bissau) arrivent à Labé, les syndicats guinéens s’interposent pour ne pas qu’ils se chargent ici  pour le retour à Gabou. Ils ont essayé de trouver une autre piste de solution, soi-disant que s’il y a des véhicules qui quittent la Guinée-Bissau et qui viennent ici à Labé, que ces derniers attendent jusqu’à ce que trois véhicules guinéens sortent pour aller en Guinée-Bissau contre un seul qui a quitté la Guinée-Bissau. Ils ont suivi cette démarche jusqu’à un certain moment, mais selon des sources, ce sont  les syndicats des transporteurs de Labé qui auraient violé la convention », explique Yéro.

A cause de cette situation, les usagers rencontrent beaucoup de difficultés dans leur traversée. Avant de rejoindre leur pays, ils dépensent de l’argent plus qu’avant.

« En quittant la Guinée-Bissau, il te faut beaucoup d’argent, car quand tu viens jusqu’à la gare-routière de Gabou, c’est là-bas que tu vas t’embarquer jusqu’à Bouroutouma. De Bouroutouma, tu viens à Kandicassa. C’est arrivé là-bas que tu dois t’embarquer pour venir à Saraboïdo, dans Koundara »

Interrogé sur la question, le premier responsable de la CNTG  de Labé nous a confié que c’est le représentant des ressortissants de Mamou qui serait à la base de cette situation.

«  Une délégation des syndicats de la Guinée-Bissau est venue nous rencontrer pour négocier avec nous par rapport au nombre de jours qu’il leur faut avant de charger pour se retourner dans leur pays. Si avant ils faisaient près d’un mois, nous avons réduit jusqu’à moins d’une semaine. Entre-temps, un certain BALADJIBHO, un chef de la ligne entre la Guinée-Bissau et Mamou, par ailleurs président des ressortissants de Mamou, en complicité, dit-on avec la nouvelle équipe syndicale qui gère la gare routière, aurait manigancé pour saboter la convention. Ils ont  bloqué 11 véhicules venant de Labé dans leur gare routière. Ils ne laissaient se charger que les véhicules de Mamou et Conakry. Les chauffeurs nous ont appelés pour se plaindre au sujet des dépenses qu’ils effectuent. Nous avons négocié pour qu’on leur libère la route. Pis, les passagers qui devaient revenir à Labé ont payé le transport de Mamou, qui est de 15 mille FCFA, en lieu et place de 10 mille  FCFA. Les chauffeurs de Labé sont revenus vides. Présentement, l’ancienne équipe syndicale et la nouvelle sont à  la  justice. Ils s’accusent mutuellement d’être à la base de cette situation. Les véhicules en provenance de Labé ne dépassent pas la frontière où ils sont obligés de débarquer leurs passagers.   Pareil pour ceux venant de la Guinée-Bissau », explique Elhadj Maladho Zawiya Diallo, secrétaire général de la section CNTG de Labé.

Par Amadou Tidiane Diallo, correspondant régional à Labé

620 44 25 83

 

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