Comité de suivi de l’accord politique: la CENI signe son retour et communique sur son avant-projet de chronogramme

Le Comité de suivi de la mise en œuvre de l’accord politique du 12 Octobre était réuni au compte de sa 15ème session ce lundi 11 septembre 2017 à Conakry. Un comité présidé par le ministre de l’Administration du Territoire et de la Décentralisation, le général Bouréma Condé.  Au cours de cette réunion, plusieurs questions ont été débattues dont notamment l’audit du fichier et l’avant-projet du  chronogramme des élections.

A cette occasion, la Commission électorale nationale indépendante a signé son retour, en présence des ambassadeurs d’Allemagne, de France ainsi que d’autres partenaires techniques et financiers.

Au sortir de cette réunion, Madame Camara  Djénab Touré, directrice du département planification et fichier électoral est revenue sur la communication faite par la CENI au cours de cette réunion. « La communication de la  Commission Electorale Nationale Indépendante était autour de deux points, à savoir notamment l’audit du fichier en premier. Aujourd’hui, les  termes de référence de l’audit du fichier sont prêts et l’avis de manifestation est prêt aussi pour être publié. Le seul point de discorde était au niveau de la problématique. Je pense que l’accord est trouvé aujourd’hui pour que la CENI puisse publier l’avis de manifestation d’intérêt pour l’audit du fichier. Ça c’est en prélude au recrutement d’un cabinet international qui va venir auditer le fichier. C’est aussi en prélude à l’organisation des élections nationales à venir, notamment les législatives et présidentielles », a-t-elle indiqué.

En ce qui concerne le deuxième point, poursuit  madame Camara Djénab Touré, «  la CENI a intervenu sur le projet de chronogramme que nous avons eu à présenter, qui était décliné en différentes familles d’activités opérationnelles, qui, en leur sein, avaient des activités. Donc 15 familles d’activités qui sont contenues dans notre avant-projet de chronogramme  que nous avons expliqué et qui va se réaliser en 90 jours plus 30 jours de distribution, qui est un délai légal incompréhensible. Si on avait des facilités de ne pas aller à 30 jours de distribution dans l’ancien code électoral, dans le code révisé, ça devient un délai incompréhensible pour la CENI de respecter les 30 jours de distribution pour la carte d’électeur. Donc, c’est ce  qui nous amène à 120 jours pour pouvoir organiser des élections électorales », a expliqué la directrice du département de planification et du fichier électoral au niveau de la CENI.

Pour y arriver, selon elle, la CENI doit passer d’abord dans les différents états-majors des partis politiques pour essayer de prendre en compte leurs avis et préoccupations, « pour les démarches à suivre pour arriver vraiment à la date des élections ou à une proposition de date. C’est le chef de l’Etat qui est le seul  habilité à fixer la date des élections, donc à convoquer le corps électoral en république de Guinée. Mais la CENI doit passer d’abord dans les différents états-majors des partis politiques pour essayer de prendre en compte leurs avis et préoccupations. Et aussi nous allons à un atelier qui va nous permettre de mettre ces activités en phase opérationnelle et qui va nous donner un projet de date. Ce projet de date ne pourra être validé que par le chef de l’Etat conformément au code électoral », a ajouté madame Camara Djénab Touré.

De son côté, le ministre Bouréma Condé, le président du comité de suivi de l’accord politique du 12 Octobre s’est réjoui du retour de la CENI autour de la table. « Le premier grand pas  d’avancée significative aujourd’hui dans les sessions du comité de suivi du dialogue du 12 Octobre, c’est le retour de la commission électorale nationale indépendante dans nos travaux. Cette absence nous a terriblement manqué quand on sait que des points nodaux du point de l’accord du 12 Octobre ne peuvent être dénoués que lorsque la CENI est présente. Si les techniciens de la CENI ne sont pas présents pendant les travaux, il est difficile au comité de suivi du dialogue d’avancer sur ce point », précise-t-il.

Pour le ministre Bouréma Condé, la signature des points de  l’accord du 12 Octobre n’est qu’un indicateur pour lui. Mais, le vrai travail c’est le jour où on aura fini d’exécuter tous les points de l’accord. « Alors les points de l’accord sont nombreux. Petit à petit nous sommes en train de les résoudre. Mais, on ne peut pas, dans une épreuve comme celle-là, dire que vous commencez aujourd’hui et demain vous en finissez  parce que les contraintes sont nombreuses. Mais aujourd’hui, l’espoir est permis parce que la CENI est revenue  », a conclu le président du comité de suivi.

Yaya  Dramé

628-38-05-76

 

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