Assemblée nationale : c’est parti pour les débats d’orientations budgétaires de 2018

Les débats sur les orientations budgétaires de 2018, entre le pool économique et les députés ont débuté le mardi 03 octobre au palais du peuple. Objectif : permettre au gouvernement de présenter les grandes orientations de la politique des finances publiques et les priorités budgétaires dans les années à venir, sur la base du cadrage macroéconomique dont découle le cadre budgétaire à moyen terme.

A la sortie de la première journée axée sur les débats d’orientations budgétaires de 2018, la ministre de l’Economie et des Finances, Maladho Kaba, a fait savoir que cette première journée a été positive. « Ça a été vraiment positif, ça a permis aux députés de nous poser un certain nombre de questions très pertinentes sur le document qui leur a été soumis le 22 septembre par le gouvernement, notamment sur les politiques générales du gouvernement sur le plan macroéconomique, sur le plan budgétaire, sur le plan monétaire, ainsi que les questions liées à la politique sectorielle », a indiqué le grand argentier du pays.

De son côté, le ministre du Budget, Mohamed Lamine Doumbouya, a dit ceci : « Comme madame la ministre l’a dit, le débat budgétaire ouvre la voie au budget 2018. Donc, nous discutons des grandes tendances, que ça soit du côté des dépenses ou du côté des recettes. Et les députés, qui sont les représentants du peuple, nous essayerons de leur apporter la réponse qu’il faut dans un certain nombre de domaines, notamment la Santé, l’Education et les TP ».

« Nous savons que les recettes devraient être augmentées de 16% en moyenne pour l’année prochaine, les dépenses courantes de 12,7 à 12,8%. Quant aux dépenses d’investissement, elles devraient passer de 5,4% environ à 7,8%. Ça augmente de 2 %. Donc ça montre quand même une certaine volonté de mettre un accent sur les investissements qui sont les principales sources de croissance économique. Et ça montre aussi la volonté du gouvernement de relancer l’économie davantage en augmentant le portefeuille d’investissement », ajoute le ministre du Budget.

« Ce premier débat d’orientation budgétaire, c’est une demande faite par les représentants du peuple, que sont les députés, au gouvernement pour savoir quelles sont les hypothèses de croissance sur lesquelles le gouvernement travaille », explique Michel Kamano, président de la commission économique et finances de l’Assemblée nationale. «  Le premier débat d’orientation budgétaire que ce pays organise, c’est suite à une demande faite par les représentants du peuple, que sont les députés, au gouvernement pour savoir quelles sont les hypothèses de croissance sur lesquelles le gouvernement travaille, et quels sont les secteurs prioritaires que le gouvernement met en avant et que les députés s’assurent que les hypothèses de croissance et les secteurs prioritaires que le gouvernement va défendre se retrouveront bien dans le budget que le gouvernement va soumettre à l’assemblée nationale. C’est une recommandation de la loi organique relative aux lois de finances. Et c’est une prescription de la nouvelle gouvernance dans le pays pour qu’il y ait beaucoup plus de transparence, de visibilité dans l’action du gouvernement », a fait remarquer l’honorable Michel Kamano.

Selon lui, cette présentation du document de programmation budgétaire 2018 est une présentation réaliste. « C’est une présentation assez réaliste en tenant compte des moyens parce que les gouvernements les plus pauvres n’ont jamais tout pour satisfaire les ambitions. Et tout est prioritaire dans un pays pauvre. Il faut savoir les priorités des priorités et nous nous sommes accordés sur l’essentiel », a conclu le président de la commission économique et finances de l’Assemblée nationale.

A noter que les conclusions de ces deux jours de travaux seront inscrites dans le budget 2018 qui va être présenté à partir du 15 octobre aux députés à l’Assemblée nationale.

Yaya  Dramé

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