Les Etats-Unis ne sont « pas l’alpha et l’oméga de l’Unesco », selon sa directrice

Les Etats-Unis, qui ont annoncé mi-octobre leur retrait de l’Unesco, ne sont pas « l’alpha et l’oméga » de l’organisation, qui a connu de « grandes périodes » sans eux, a souligné lundi sa nouvelle directrice générale Audrey Azoulay.

Le retrait américain ne constitue pas « une surprise complète, compte tenu de la position des Etats-Unis en ce moment sur le multilatéralisme », a relevé l’ancienne ministre française de la Culture, élue vendredi à la tête de l’organisation pour l’éducation, la science et la culture des Nations unies.

« C’est une décision souveraine d’un Etat que je respecte, mais en même temps ce n’est pas l’alpha et l’oméga de l’Unesco », a estimé Mme Azoulay sur la radio France Inter. « Il y a eu de grandes périodes à l’Unesco – plus de 15 ans – sans les Etats Unis, qui sont finalement revenus, et je crois que ce n’est pas dans l’intérêt des Etats Unis que de quitter l’Unesco ».

Partis de l’organisation entre 1984 et 2002 pour protester contre sa gestion à leurs yeux défaillante, les Etats-Unis « ne payaient plus leur contribution à l’Unesco depuis 2011 », a-t-elle rappelé.

Les Etats-Unis et Israël avaient suspendu en 2011 leur contribution financière, représentant plus de 20% du budget de l’agence, après l’admission de la Palestine au sein de l’Unesco. Le 12 octobre, les deux pays ont annoncé leur retrait de l’organisation, l’accusant d’un biais « anti-israélien » dans ses prises de positions sur Jérusalem et Hébron.

« Je crois qu’on ne peut pas réduire l’Unesco aux tensions politiques qui la traversent, mais qu’il faut prendre en compte l’ensemble de son action », a jugé Audrey Azoulay, qui sera investie ce lundi.

Cette dernière a affirmé sa volonté de continuer « à travailler avec la société civile américaine, les universités américaines les scientifiques américains ».

AFP

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