Education : la diversion est l’arme du traître (tribune)

Il y a quelques jours que des agitations de la part de soi-disant syndicalistes égarés circulent dans la cité. On peut qualifier cela d’activité fractionnaire à caractère lucratif, de la part d’individus corrompus qui pensent pouvoir attiser la fibre sensible des enseignants, en les menant à une révolte car, c’est comme cela qu’il faut l’appeler. Aboubacar Soumah et El hadj Abdoulaye Portos Diallo ont été suspendus par la lettre N°046/BEN/SLECG/2017, il leur a été interdit l’exercice de toute activité syndicale à travers le pays.

Depuis que l’on a commencé la grève en Guinée, pour les enseignants, la seule référence demeure l’intersyndicale de l’éducation, au sein de laquelle il ya le SLECG et la FSPE. Tout le monde a suivi à la télé la déclaration de cette intersyndicale portant un cinglant démenti à cette fameuse grève voulue par Aboubacar Soumah. De tels actes relèvent de la traitrise pure et simple, leurs auteurs font honte au mouvement syndical guinéen et à la classe ouvrière. Il faut savoir qu’il ya le vrai, le vraisemblable et l’invraisemblable, donc lorsque l’on évoque certaine chose il faut le faire avec modération et rationalisme.

Le protocole signé ne peut pas mettre mis en cause par le faute d’un traitre à la cause, la noble cause des enseignants. Il est vrai que tous les enseignants aspirent au bonheur et à un salaire décent, mais faut-il aussi le faire dans les règles. Ce n’est pas des individus égarés qui peuvent amener les enseignants à une grève partielle qui tombe brusquement sans préavis, sans avis comme de la pluie ?

En tout cas à Kindia, l tentative a lamentablement échoué car, aucune école n’a observé ou respecté cet avis de grève malgré la dissuasion que certains syndicalistes zélés ont voulu faire sur les ondes des radios privés de la place. Une revendication déloyale qui se fait sur fond de haine et de mépris pour le pouvoir en place finit toujours par mettre en exergue le machiavélique dessein. Le combat syndical est apolitique, il doit se faire sur la base d’une concertation pour prendre la mesure et les effets escomptés.

Pourquoi faire rêver les pauvres travailleurs en les parlant d’une augmentation de salaire jusqu’à huit millions ? si ce n’est pas de l’ingratitude, ces dissidents ne peuvent pas ne pas reconnaitre les actes posés par le gouvernement dans le sens de l’amélioration des salaires. Aboubacar Soumah et ses acolytes sont tous des maudits, ils veulent créer la diversion et empêcher nos enfants d’aller à l’école. Mais en guinée, les traitres ont toujours été démasqués et punis. Ils le seront eux aussi

Ensemble nous vaincrons, il faut que les enseignants comprennent que ce ne sont pas des individus égarés qui peuvent appeler à une grève.

Alkhaly Soumah, enseignant à la retraite

Kindia

 

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