Lucarne sur la direction générale de la Protection de la Nature avec Namory Keïta…

La conservation de la nature consiste en la protection des populations d’espèces animales et végétales (faune et flore), ainsi que la conservation de l’intégrité écologique de leurs habitats naturels ou de substitution (comme les haies, carrières, terrils, mares ou autres habitats façonnés par l’homme). La biologie de la conservation est vue depuis près d’un quart de siècle, comme une nouvelle discipline de synthèse qui applique les principes de l’écologie, de la biogéographie, de la génétique des populations, de l’anthropologie, de l’économie, de la sociologie, etc., au maintien de la diversité biologique sur l’ensemble de la planète.

Lucarne sur la Direction Générale en Guinée de la conservation de la nature. 

Bonjour Monsieur Keita, le 18 août dernier vous avez été confirmé au poste de Directeur Général de la Conservation de la nature. Quelles sont vos impressions ? 

Je suis très heureux parce que le travail déjà entamé par l’ensemble des cadres de ma direction, pour la conservation de la nature en Guinée, va se poursuivre pour le bien de nos populations.

Explicitez-nous, s’il vous plaît, cette mission assignée à la Direction générale de la Conservation de la nature ?

La Direction générale de la conservation de la nature a pour rôle principal de faire respecter la règlementation dans les aires protégées et dans le domaine forestier à savoir : parcs nationaux, réserves naturelles intégrales, réserves naturelles gérées, sanctuaires de faune, zones d’intérêt cynégétique, zones humides, zones de chasse, zones de conservation communautaire, zone de conservation privée, paysages, forêts classées de l’Etat, forêts des collectivités décentralisées, domaine forestier non classé ! Ces sites peuvent avoir un statut sous régional et international comme les réserves de biosphère, les sites du patrimoine mondial, placés sous sa responsabilité. Il s’agit de veiller à leur intégrité, d’assurer leur fonctionnement et appliquer les politiques en matière de gestion concertée, dynamiser la gestion participative avec les usagers et les communautés riveraines, coordonner et suivre la mise en œuvre des projets et programmes relatifs au Corps paramilitaire des Conservateurs de la nature, Gérer tout le  personnel du Corps paramilitaire des Conservateurs de la nature, coordonner la mise en application des textes réglementaires régissant le Corps, assurer la planification des formations militaires de base et spécialisées, appuyer les Directions techniques de l’administration forestière et de la diversité biologique en matière d’équipements, de logistique  et d’accessoires techniques et militaires. Pour la mise en œuvre de la stratégie nationale d’actions prioritaires (SNAP) dans le but de réformer le secteur de la sécurité, cinq cents agents (500) ont bénéficié d’une formation commune de base à Kaliah, pour constituer la deuxième promotion du corps des conservateurs de la nature.

Quels sont les problèmes que vous rencontrez et qu’attendez-vous après la formation, de ces 500 agents destinés à protéger et à conserver la nature ?  

Les 500 conservateurs formés au centre de formation de la Gendarmerie de Kalyah, viennent en augmentation des 2100 de la première promotion, pour rendre la tâche plus facile en matière d’effectif. Les problèmes se situent au niveau logistique et de formation technique des agents ! Il faut nécessairement un programme de renforcement des capacités.

Vous venez d’énumérer certains problèmes préjudiciables aux actions de protection et de conservation de la nature. Que préconisez-vous pour y faire face ?   

Ces derniers temps, l’offensive est engagée contre les feux de brousse incontrôlés, la coupe anarchique et abusive de bois de toutes catégories, leur carbonisation à grande échelle, l’exploitation minière et forestière anarchique, le braconnage dans les parcs et autres forêts classées, ou aires protégées dans certaines villes du pays. Ces fléaux incombent à tous, pour que la lutte soit plus efficace et l’arrivée de la deuxième promotion nous permettra d’élargir notre champ d’action, pour couvrir de plus grandes superficies dans le contrôle des feux sur toute l’étendue du territoire.

Pour conclure cet entretien, pouvez-vous préciser vos rapports avec le ministère de l’environnement ? 

Nos rapports sont très bons avec le Ministère de l’environnement, des eaux et forêts, qui gère la Direction générale de la Conservation de la Nature et cette gestion se passe bien.

Je vous remercie.

La Cellule de Communication du Gouvernement

 

 

 

 

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