Citoyenneté : les symboles de la République au cœur d’une conférence

La structure WASSOLON AGENCY COMMUNICATION a organisé ce vendredi 17 novembre une conférence-débat à l’université Mahatma Gandhi. Animée par le Président de l’observatoire citoyen de défense des droits de la République (O.C.D.R) Mamady 3 Kaba, cette conférence s’inscrit dans le cadre du prolongement de la semaine nationale de la citoyenneté et de la paix (SENACIP) et a été abordée sous le thème « Pas de citoyenneté sans le respect des symboles de la République ».

Massivement réunis pour la circonstance, des étudiants de Mahatma Gandhi et d’autres institutions ont été dotés du « Livret du citoyen », un document dans lequel sont centrées toutes les informations liées à la deuxième édition de la SENACIP en Guinée

Pour les organisateurs, cette conférence s’inscrit en droite ligne du prolongement de la SENACIP

 »Nous avons choisi Mahatma Gandhi pour abriter cette conférence qui, il faut le rappeler, s’inscrit en droite ligne du prolongement de la SENACIP, qui est instituée en République de Guinée à travers une loi, qui fait que cette semaine doit se tenir tous les ans dans notre pays du 1er au 7 novembre.  Nous avons vécu la première édition, la deuxième édition a été aussi vécue cette année mais elle n’est pas totalement achevée. Qui dit semaine nationale, ne se limite pas seulement à sept jours. Les sept jours sont juste un moment d’intenses activités. Mais la semaine va au delà. C’est pourquoi, avec nos partenaires du Ministère de l’unité nationale et de la citoyenneté, nous avons estimé qu’au delà de ces sept jours, nous pouvons organiser cette activité d’autant plus que la thématique inscrite à son agenda est extrêmement importante », a lancé Aboubacar Diallo, Directeur Général de WASSOLON AGENCY COMMUNICATION

Lors de son allocution, le conférencier a mis l’accent sur les valeurs que portent les symboles de la République. Pour Mamady 3 Kaba, il y a une différence entre symboles de la République et symboles de l’Etat. Selon lui, tout citoyen a l’obligation de respecter les différents symboles de la République.

Dans un discours fort et sans triomphalisme, le représentant du Ministère de l’unité nationale et de la citoyenneté a touché du doigt les mauvaises pratiques des citoyens mais aussi de l’Etat au quotidien.

 »Au cours des débats, quelqu’un a voulu taper en bas de la ceinture, il dit, vous vous faites la promotion de la citoyenneté mais c’est vous qui devez donner l’exemple. Moi je dis que le changement peut venir d’en bas, parce qu’il faut savoir une chose, dans tous les pays où les lois ne son pas respectées, ce sont les plus faibles qui souffrent. Si vous prenez un exemple, lorsque vous sortez ici, des ordures sont dehors parce que l’Etat n’a pas ramassé, on ne les jette pas devant la maison d’un ministre, on les jette devant la maison d’une autre personne qui a aussi souffert. Donc les chefs ne souffrent jamais où les lois ne son pas respectées. Ça veut dire que c’est un changement individuel qui doit venir de tout le monde. La citoyenneté est un changement psychologique or la loi ne touche pas à la psychologie. La psychologie se trouve dans la formation, la sensibilisation et l’éducation et qui dit formation, éducation et sensibilisation, je suis dans une université, nous savons que ça prend énormément du temps. Monsieur le recteur a parlé de 20 milliards, on peut avoir mille milliards, et faire 50 mille Kaléta, si on les confie à des cadre ethnicisés qui vont penser d’abord à leur famille avant de penser au développement ça ne marchera pas. » ; a  lancé  N’famara Jean Petit, représentant du Ministère.

A la fin de la conférence, des cadeaux symboliques ont été remis à plusieurs étudiants qui ont pu répondre à des questions liées à la citoyenneté.

Thierno Sadou Diallo

 

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