N’zérékoré : les présumés auteurs de pillages d’édifices publics et privés à Yomou à la barre

C’est sous haute surveillance policière que cette audience a démarré le mercredi 15 novembre dernier. Pour rappel, c’était le jeudi 09 Mars 2017, au sud de la région forestière à Yomou précisément à Koli qu’une foule importante venue de ce village avait pris d’assaut la gendarmerie de Yomou dans l’intention d’extraire un présumé assassin des locaux de ce service de sécurité. Cet assassin présumé appelé Michel Kpogomou a été condamné à perpétuité pour avoir tiré à bout portant sur l’époux à sa sœur qu’il soupçonnait de faire la cour à sa femme. Le préfet, une des victimes dont la résidence a été saccagée ce jour, a expliqué à la barre qu’il a fallu l’intervention des militaires pour sauver sa vie ainsi que celle de sa famille. Le commandant de la gendarmerie dont le local a été détruit, a fait savoir qu’après que cette foule ait fini de piller la gendarmerie, les armes ont été emportées. Le conducteur de taxi moto qui a transporté l’assassin a vu sa maison détruite. Au nombre de 23 personnes, elles sont accusées de pillage, complicité de pillage, coups et blessures volontaires, destruction de biens publics et privés et détention de drogue. Les 13 sur les 23 qui sont passés à la barre ont tous clamé leur innocence dans cette affaire qui a semé la panique ce jeudi sombre à Yomou, l’une des préfectures les plus enclavées du pays. Maître Clavier, un des avocats de la défense, a fait remarquer que la procédure n’a pas été respectée lors des premières auditions à la gendarmerie et celle faite par le juge d’instruction. Selon lui, les contenus de ces interrogatoires devraient être lus devant les accusés. Il parle de violation de la procédure normale. C’est à 17 heures 30 que le président de la cour a décidé de renvoyer l’audience à ce samedi. Nous y reviendrons.

Amara Souza Soumaoro, correspondant à N’zérékoré

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