Grève des enseignants : encore ni vainqueur ni vaincu !

Si Alpha Condé peut se frotter les mains d’avoir réussi à faire ranger Aboubacar Soumah derrière sa centrale avant toute négociation, le syndicaliste lui de son côté peut remercier le ciel -après tous les coups reçus- d’avoir poussé le gouvernement à retourner à la table de négociation. Et c’est tant mieux pour les enseignants qui tirent le diable par la queue.

Le gros perdant dans cette crise est encore le peuple qui a enregistré des morts, blessés et aussi biens détruits. L’Etat aussi a payé un lourd tribut avec ses édifices attaqués. Les services de sécurité, malgré toutes les assurances des autorités, ont échoué à ramener la paix au bled. N’ayons pas peur des mots. Le goudron a brûlé et des véhicules caillassés. Notre ministre syndicaliste Kalil Konaté s’en sort fragilisé par ses camarades « rebelles ». Sous les yeux d’un Premier ministre, garant du dialogue social, qui a préféré prendre ses quartiers à Dixinn, non loin du grand marché Madina.

Maintenant que Soumah a retrouvé les siens et le gouvernement la voix de l’apaisement, la Guinée ira encore mieux. L’assemblée générale extraordinaire convoquée ce jeudi par le Slecg pourrait décider de la levée du mot d’ordre de grève lancé depuis le 13 novembre dernier par Soumah et son groupe. Ces derniers aussi n’attendaient plus que ça. Car, ça n’a pas été dur que pour le citoyen lambda. Le duo Soumah-Portos et collègues ont aussi rêvé de ce grand jour. Pour que le riz et les bidons d’huile ne manquent plus à mesdames. Merci aux religieux qui ont appelé à la trêve. Seront-ils entendus, ce jeudi? Paix en Guinée !

Noumoukè S.

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Commentaires

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One thought on “Grève des enseignants : encore ni vainqueur ni vaincu !

  1. Manzo

    Pauvre Guinée!
    Dire qu’il soit permis à des frustrés de tout acabit de se révolter contre l’autorité de l’Etat,occasionner des troubles à l’ordre public et mêmes des morts d’hommes,sans qu’ils ne répondent devant la justice de leurs actes!
    Enfin de compte, qui protègent les pauvres citoyens empêchés d’aller au travail ou encore ceux dont les biens sont saccagés?
    Bref, Alpha Condé dit souvent qu’il n’avait pas trouvé d’Etat, mais il devrait également ajouter qu’il a définitivement enterré tout sens de l’Etat dans ce pays.
    Le perdant est bien le peuple de Guinée qui se trouve dans un pays où il n’a plus droit à la sécurité,à la paix,et ses enfants n’ont plus droit à l’éducation décente et responsable.
    C’est vraiment triste!

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