La justice japonaise refuse à des survivants de Nagasaki un statut officiel de victimes

Ils ont survécu à la bombe atomique de Nagasaki en 1945, mais ils ne se trouvaient pas dans le périmètre défini par les autorités pour obtenir le statut de victimes officielles: c’est du moins ce qu’a décidé lundi la Cour suprême du Japon.

La Cour a rejeté la demande de 387 survivants qui se trouvaient à moins de 12 kilomètres de l’épicentre, mais en dehors de la zone reconnue par le gouvernement, selon la chaîne publique NHK et un porte-parole de la juridiction interrogé par l’AFP.

Les survivants dans leur cas de figure peuvent uniquement recevoir des soins gratuits pour des troubles mentaux liés à la bombe et leurs complications, selon un responsable de la préfecture de Nagasaki, sur l’île de Kyushu (sud-ouest).

Au total, 6.278 personnes sont encore comprises dans cette catégorie, mais elles doivent vivre à Nagasaki pour recevoir ces traitements gratuits, a-t-il précisé à l’AFP.

En revanche, les survivants officiellement reconnus comme victimes de la bombe « peuvent recevoir des soins pour presque tous les types de maladies, peu importe où ils vivent », a-t-il ajouté.

« Je suis déçue », a déclaré à la NHK Chiyoko Iwanaga, une survivante de 81 ans à l’initiative du combat en justice pour l’extension de cette reconnaissance officielle.

« Je ne sais pas comment expliquer (la décision de la Cour suprême, NDLR) à ceux qui ont du mal à payer leurs frais médicaux et à ceux qui sont hospitalisés », a-t-elle ajouté.

Le gouvernement japonais accorde le statut de victime officielle de la bombe atomique aux personnes qui se trouvaient dans un périmètre ovale de 12 kilomètres de long, mais de seulement 7 kilomètres de large.

AFP

 

Print Friendly, PDF & Email

Commentaires

commentaires




Laisser un commentaire