3è round du procès de Ousmane Gaoual : la presse comme une pestiférée, un journaliste molesté par les agents

Hier jeudi, à la surprise générale, la presse positionnée quelques heures avant l’ouverture du procès de Ousmane Gaoual Diallo – poursuivi pour offense au président Alpha Condé, diffamation, menaces de mort envers des responsables du parti présidentiel et trouble à l’ordre public- a été interdite d’accès à la salle d’audience. Mais le hic est que certaines personnes assistaient bien à l’audience pendant que les nombreux journalistes venus couvrir le procès étaient priés de rester loin de la porte.
Après plusieurs heures d’attente, le procureur de la république Sidy Souleymane N’Diaye  est sorti dire aux agents de sécurité de permettre l’accès aux médias avant de disparaître. L’ordre aussitôt donné, les agents ont permis l’accès à quelques journalistes et l’ordre du procureur a été remis en cause par un agent qui interdit à nouveau l’accès. Ce changement d’ordre a provoqué une vague d’interrogations chez les journalistes n’ayant pas eu accès à la salle.
Mohamed Touré « Valek », un journaliste d’Espace TV sera brutalisé par les forces de l’ordre qui l’ont emmené par force dans la cour pour y être copieusement tabassé.
Aussitôt libéré des griffes de ses agresseurs, Valek raconte: « j’ai été brutalisé par les policiers, j’ai perdu ma chemise, mes lunettes pharmaceutiques, le vitre de mon téléphone que j’ai acheté à plus de 2 millions a été brisé, la caméra qui coûte environ 35 millions GNF de notre télé a été endommagé et en plus le procureur a donné l’ordre de me ligoter ».
Dehors, Valek et ses confrères ont été repoussés loin du tribunal sur fond de brutalité des policiers venus en renfort.
Et non content de les avoir repoussés, un policier de dire que ce sont des journalistes de l’opposition.

Par Sadjo Bah
+224625016669

 

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