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Politique

Affaire Fodé Baldé/Mohamed Bangoura : le verdict attendu le 17 septembre…

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Après deux mois de procès devant le tribunal de première instance de Kaloum pour des faits de diffamation à l’endroit du chef de l’Etat à travers la publication d’une tribune intitulée : « Alpha Condé à la tête de la CEDEAO, au revoir à la démocratie en Afrique », Fodé Baldé de l’UFR et le directeur de publication du site d’information Mosaiqueguinee, Mohamed Bangoura seront fixés le 17 septembre prochain sur leur sort. C’est ce qui est ressort de l’audience de ce lundi qui était axée sur les plaidoiries et réquisition.

Dans l’audience d’aujourd’hui, au cours de sa réquisition, le ministère public a demandé au tribunal l’application stricte de la loi relative à la procédure.

La partie civile représentée, par Me Lancei Doumbouya a insisté sur le fait que cette tribune intitulée : ‘’Alpha Condé à la tête de la CEDEAO au revoir à la démocratie en Afrique« , écrite par Fodé Baldé et publiée sur le site Mosaiqueguinee par Mohamed Bangoura a porté atteinte à l’honneur et à la considération du chef de l’Etat guinéen, Alpha Condé. Donc, dit-il, ‘’l’intérêt pour nous dans ce procès est de laver notre image. Nous estimons qu’il y a eu de les retenir dans les liens de la prévention de délit de diffamation en application de l’article 108 de la loi sur la liberté de la presse« . L’avocat a aussi sollicité que les deux prévenus payent un franc symbolique au titre de dommage et intérêt au président Alpha Condé. Avant d’inviter le tribunal d’ordonner l’insertion de la décision dans un journal légal.

Par la voix de Me Mohamed Traoré, la défense a fustigé le fait que le ministère public a engagé l’application de la loi sur la cybersécurité, en lieu et place de la loi sur la liberté de la presse.

« Jusqu’à présent, nous ne savons pas sur quelle loi ce dossier est engagé. Sur les réquisitions du procureur, le procureur a déclaré d’appliquer la loi relative à la procédure, sans la citer. Nous aimerions qu’il aille plus loin en citant la loi. Sinon il est obligé de nous rejoindre sur la loi sur la liberté de la presse« , mentionne Me Traoré.

« Depuis le début, on vous a dit ici que cette affaire ne peut pas être jugée sur la base de la loi sur la cybersécurité, qui est une loi qui n’a pas été encore publiée dans le journal officiel.  Donc nous ordonnez au tribunal de présenter les excuses publiques ». Tout en rappelant qu’il n’y a aucune possibilité de condamner ses clients pour diffamation à l’endroit du chef de l’état.

« La tribune est une opinion, personne ne peut être poursuivi et condamné pour une opinion exprimée. Nous demandons au tribunal d’envoyer messieurs Fodé Baldé et Mohamed Bangoura à des fins de poursuite« .

Après les plaidoiries et réquisition des différentes parties, la juge Hadja Mariama Doumbouya a renvoyé l’affaire pour la mise en délibéré le 17 septembre prochain.

Elisa Camara

+224 654 95 73 22

 

 

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