Antonio Souaré vous parle : « j’ai le plus grand groupe de communication en Guinée »

Il avait  un nom et un prénom. Et maintenant, il a aussi un visage. Jusque là très discret, le président de la ligue guinéenne de football est sorti de ses gonds récemment pour piquer durement ceux qui le critiquent amèrement à propos du stade de Nongo. Il a été sans management avec les journalistes qui trouvent qu’il en fait (trop) dans le sport national. Le ‘’Crésus’’ guinéen et patron des jeux de hasard rappelle à ses détracteurs qu’il détient aujourd’hui « le plus grand groupe de communication en Guinée ». La preuve par l’annonce sur sa chaîne CIS radio. Le riche a vraiment craqué. Mais sûrement pas dans le vent…

« (…) Il faut reconnaître qu’on n’a pas d’espace de jeu. Le stade du 28 septembre n’est plus dans les normes, il ne faut pas se le cacher, il a besoin d’être rénové. Le stade de Nongo, j’ai décidé de le rendre opérationnel pour ce beau football. Sinon, j’ai de quoi faire. Il y a mon chantier de Dubréka qui est là et qui demande beaucoup de travaux. Mais si encore il y a des journalistes qui commencent à critiquer cela et qui ne connaissent même pas le dossier, c’est‐à‐dire, ils sont assis, ce stade qui n’est pas utilisé depuis plus de 10 ans, (…) moi, je n’ai rien à foutre de tout cela, j’ai mon stade qui se trouve à Dubréka. J’ai même un complexe qui va servir toute la Guinée et même toute l’Afrique. Si je veux donner un coup de main au stade de Nongo et puis des journalistes font de la négation, c’est leur problème. Moi je ne suis pas obligé de bailler le stade de Nongo. L’argent qu’on veut mettre à Nongo, je peux mettre ça dans mon chantier à Dubréka. Si je mets mon argent dans le stade de Nongo, c’est pour que nos clubs et nos équipes jouent dans de bonnes conditions. Mais si on veut que nos équipes continuent à jouer au stade du 28 septembre alors il n’y a pas de problème. Ces journalistes, ce sont des gens qui sont dans le négatif, ce sont des journalistes alimentaires mais ils ne me décourageront pas. Il faut qu’ils sachent qu’aujourd’hui j’ai le plus grand groupe de communication en Guinée. Quand on dit journaliste, on cherche la vérité et quand on dit journaliste, on respecte la déontologie. (…) ».

Par Mamadou Savané

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