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Tribune

Après la débâcle du Syli National, la déconfiture à la Féguifoot ?

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Neymar, le chant du cygne ? Les débuts étincelants qui ont fait les clubs se le disputer avec convoitise ont perdu de leur charme. Après ses performances en demi-teinte au Mondiale de Russie avec ses simulations dans les roulements sur le gazon qui ont agacé l’attention populaire, après ses démêlés dans les mœurs et ses excès, après ses blessures répétées au même endroit, une fois sous les couleurs du Barça, une fois sous les couleurs du PSG, voilà les deux clubs qui se livrent au spectacle de le déprécier. Que vaudra-t-il désormais ?

En posant cette question, on a des appréhensions sur le futur de ce remarquable joueur. Après un beau chant du coq au Barça, le chant du cygne au PSG ?

Cela était pour dire qu’il y a des gains et des gloires empoisonnées, surtout et surtout pour les sportifs, qu’il faut éviter. On a vu des footballeurs très talentueux étant en herbe, qui ont voulu tôt monnayer leurs talents et qui ont mangé leur blé en herbe…

Cette même affaire d’argent a empoisonné tout ce qui entoure le Syli National de Guinée.

On a entendu dire que la défaite du Syli face aux « Fennecs » ne devrait pas faire rougir parce que c’est l’Algérie qui a remporté cette compétition, soit, mais cela n’a rien à voir avec la logique du football, qui n’est pas de « l’arithmétique pure, puisqu’il y a des inconnues », a dit Boubacar Kanté. On ajouterait comme exactement la course des chevaux.

N’oublions jamais que la réalité d’un match n’est pas celle d’un autre. Il faut se rappeler que la Suède de Thomas Broline avait battu le Brésil en match de poule (1-0). Les deux équipes s’étaient rencontrées en demi-finale, c’est le Brésil qui l’avait remporté par on ne sait plus 2, ou 3-1. Aussi, la Côte d’Ivoire était derrière la Guinée pendant les éliminatoires, qui a mieux fait au Caire ?

Le nul de la Guinée face à Madagascar avait mis toutes les faiblesses de sa défense, notamment sur les balles aériennes, sur les erreurs de marquage des grands gabarits, et celles de son gardien de but qui faisait des sorties hasardeuses, malgré tout, la fin du match était nettement en faveur du Syli.

N’est-ce pas après ce match que tout a foutu le camp ? Le match Nigéria-Burundi n’avait rien montré d’inquiétant, les observateurs guinéens les voyaient largement à la portée du Syli. Patatras ! La courte défaite bien évitable devant les Nigérians a fait dire que c’était foutu, le moral n’y était plus. Pis encore, on a entendu parler d’interférences. On se doutait que chacun des membres influents du staff technique avait un joueur à chaperonner et à lancer sur la scène internationale moyennant quelque chose, on sait qu’il y a des clans au sein du Syli qui se battaient dans le classement. Paul Put avait parlé avec Amadou Diaby des interférences de Antonio, de AKB, de Ibrahima Traoré… dont ConakrySport prétend détenir les preuves audio-visuelles.

L’atmosphère était déjà trop méphitique au sein d’une équipe en grande compétition. Ne doit-on pas parler de débâcle, dans ce cas ?

C’est dans ces conditions que la Guinée a rencontré l’Algérie, vue comme l’épouvantail de la compétition, mais l’était-elle, effectivement, la question se pose ! Le Sénégal, comme toutes les équipes qui avaient à rencontrer l’Algérie, avait perdu avant de jouer. On ne comprend pas l’inertie de son gardien de but devant ce but, lors de la finale. Sadjio Manè était ligoté par les incertitudes, depuis ses penaltys manqués. Voyez comment il a repris du poil de la bête avec Liverpool, en ce début de saison. En fait, tout le monde avait la peur au ventre devant les Marhez et autres, qui ne sont pas aussi des foudres de guerre, comme on le fait tant croire, ils ont été muselés par des défenseurs anonymes, dans certaines rencontres, comme Mohamed Salah. A moins que les marabouts de leur pays les avaient « attachés » à la place des autres joueurs. Futilités !

Entre Algériens et Guinéens, il y avait de l’appréhension de part et d’autre. Dans le camp algérien, les statistiques étaient défavorables, c’était un avantage psychologique que les Guinéens n’avaient pas su exploiter, bien au contraire, ils se sont montrés frileux et incertains. Chaque joueur craignant de perdre la balle, préférait jouer en arrière, à reculons, sans chercher à aller vers les buts adverses. On se demande combien de tirs les Guinéens avaient adressé lors de ce match, hormis les deux tentatives de loin et désespérées de Ibrahim Traoré, qui n’étaient même pas cadrées. Il n’y avait aucun système, aucune tactique de jeu mis en place pour aller à l’assaut collectif des buts algériens. C’est la preuve que les joueurs des différents clubs aux systèmes de jeu différents n’ont pas eu le temps de se comprendre et de roder le plan de Paul Put. L’équipe semi-locale qui avait joué contre la Côte d’Ivoire au Stade du 28 Septembre aurait, d’un avis, mieux fait.

Après un long temps d’observation, les Algériens n’ayant rien vu d’inquiétant dans ce Syli émasculé, ont appuyé sur l’accélérateur et ont marqué un but, cela avait coupé l’herbe sous les pieds guinéens. On revoit encore « cette passe de la poitrine » dans la surface du défenseur guinéen et de son abasourdissement. Les Guinéens au bord de la rupture pouvaient prendre plus de buts que ce 3-0, comme les Brésiliens chez eux, en 2014 face à l’Allemagne.

Là, où on peut mettre la compétence et surtout la moralité de Paul Put en doute et en exergue, c’est le fait de troquer les joueurs qui l’ont qualifié (qui l’ont aidé à remplir la clause principale de son contrat) contre ceux qu’il ne connaissait pas, pour de l’argent, puisque chaque nouveau bi-national devrait, selon la rumeur, payer 10 000 euros pour faire partie de la sélection guinéenne, dans laquelle il gagnait 20 000 euros, sans compter les primes, même en cas de défaite. Pour ceux-là, en période de trêve, il n’y avait absolument rien à perdre. Ce sont eux qui ont perdu Paul Put à vie et à jamais.

Maintenant que les jeux sont faits, Paul Put doit vider son sac à faux problèmes, s’il ne veut pas trinquer seul et s’il veut faire appel à des circonstances atténuantes.

La Commission d’audit doit aussi et surtout chercher à savoir, sous le sceau de la confidence, si les primes des matches amicaux perdus ont été payées à tous les bi-nationaux, on en doute, et le cas échéant, il y a un petit pactole dans ce trou.

Enfin, on se demande si le Ministère des Sport doit obéir aux caprices de la FEGUIFOOT dans le recrutement des entraineurs, dont les conditions sont exorbitantes pour le contribuable. Avec des gens mieux futés que lui, Bantama Sow, pauvre de lui, ne fera que des pas de clerc, et bien content de les faire.

Quant à parler de débâcle guinéenne, ce n’est pas seulement dans le domaine du football sur le terrain, mais la déconfiture qui s’est éventée dans la gestion du « nèm-nèm ». Chacun avait cherché à plonger le doigt dans la confiture.

Le soldat-grenouille de la reine rouge dans Alice au pays des merveilles avait volé de la confiture : « Qu’on lui coupe la tête !!! »

Moïse Sidibé

 

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