Assainissement de la ville de Conakry : une histoire de gros sous…

Lors du lancement samedi dernier de la première journée de l’opération « Conakry ville propre », le Premier ministre Ibrahima Kassory Fofana, à la décharge de Dar-es-Salam en compagnie de son épouse et des membres de son gouvernement, a déclaré que dans ce processus d’assainissement de la capitale, l’Etat fait sa part de chemin et que c’est aux populations aussi de faire leur part de chemin en matière d’hygiène.

100 millions de dollars sont mobilisés pour cette opération structurelle

A l’entame, le PM Kassory a rappelé que « nous sommes encore dans le programme d’urgence en attendant la mise en place du programme structurel, qui va prendre place vers la fin de l’année et en début d’année prochaine. Le président de la République a trouvé de l’argent auprès de l’Union Européenne, de la banque islamique de développement et approvisionné autour du budget national des ressources qui permettent de garantir la situation d’assainissement définitive, mais cela n’arrive qu’en fin d’année ou en début d’année prochaine« .

Je parle, poursuit-il, d’un budget de 100 millions de dollars qui sont mobilisés pour cette opération structurelle. Mais en attendant cela, on ne peut pas laisser la ville comme ça. Mon gouvernement est mobilisé avec d’administration centrale pour accompagner les populations à mettre en place pour cette période un minimum d’assainissement pour éviter les épidémies. Ce que je vais pouvoir dire aux populations de Conakry, l’État fait sa part de chemin, aux populations en matière d’hygiène de faire leur part de chemin en renouant avec les bonnes habitudes comme en période d’Ebola ».

Nous avons un problème, il y a une vingtaine de camions remplis d’ordures, qui n’arrivent pas à décharger parce que la crainte est que les habitations qui sont aux environs ne sont pas encore déguerpies. Le gouvernement a pris les mesures de la première République, a fait preuve de générosité en dégageant 4 milliards de son budget pour pouvoir apporter l’appui à ces 201 familles qui doivent être déguerpies, pour éviter les éboulements qu’on a connus l’année dernière et qui ont fait mort d’hommes. Donc c’est pourquoi les camions sont bloqués en attendant que cette opération commence lundi, les familles déménagent et après ils vont déverser », souligne le Premier ministre.

Plus loin, de souligner : » L’État avait désintéressé les habitants en leur demandant de quitter, mais hélas les gens sont revenus sans le droit, ils ne sont pas dans le droit. Mais malgré tout, le président (Alpha Condé) dit que nous allons faire un traitement humain de la question, on va leur apporter par famille 20 millions gnf, pour qu’ils se relogent. Ne commencez pas l’opération tant que les gens ne sont pas relogés. C’est pour cela que le gouvernement est mobilisé ce matin, pour voir de visu« .

Elisa Camara

+224 654 95 73 22

 

 

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