Bah Oury (UFDG): « j’ai accueilli Cellou au moment où d’autres l’ont refusé. Et je l’ai sauvé au stade du 28 septembre en le portant… »

Invité  de l’émission Les Grandes gueules (GG) de la radio espace FM, ce mardi 18 avril, le premier- vice président « déchu » de l’UFDG, Bah Oury  s’est prononcé sur sa non-réintégration au sein de l’UFDG décidée par Cellou Dalein Diallo et proches malgré la décision rendue par la justice en sa faveur.

Selon Bah Oury:  » Dans un Etat de droit, la justice doit avoir les derniers mots, cela ne veut pas dire que tout est parfait. Mais, on se bat pour que la justice assume les choses en privilégiant le droit,  rien que le droit.  J’ai eu gain de cause dans le dossier civil m’ opposant à Cellou et compagnie, quelqu’un qui aurait pu être le président de la république, c’est-à-dire le garant de l’application correcte de la justice, dit-on, ne prend pas en compte la décision de la justice, on fait ce que bon nous semble, ce gars là devient dangereux pour  la république« .

 » Après, ils ont fait appel,  ce qui est tout à fait correct et normal dans un processus judiciaire. Quelques temps après, ils ont nommé quelqu’un en utilisant le même procédé qui les a condamnés. Au point de vue du droit on appelle cela un récidiviste, et ceux qui acceptent le fruit du récidiviste deviennent  des receleurs. Notre pays souffre de certains de ses élites qui ont trahi la cause de ce pays et ils continuent à trahir la cause de ce pays.  Je comprends maintenant que ceux qui étaient prétendument présentés comme des meilleurs  ministres du général Lansana Conté que le résultat soit ce que nous avons connu. Et qui nous a amenés les bouleversements de 2005, 2007 etc. parce qu’on se pose la question est-ce que ce sont des femmes ou des hommes qui réfléchissent, qui voient le pays, qui ont étudié, qui connaissent les codes  et le fonctionnement ?« , s’est interrogé l’invité des GG.

Plus loin, l’ex-ministre de la réconciliation nationale de fulminer: » J’ai accueilli Cellou au moment où d’autres l’ont refusé. Pour qu’on crée une institution solide, j’ai l’ai sauvé au stade du 28 septembre 2009 en le portant pour l’empêcher de rester sur la pelouse au risque d’y laisser sa vie. Thiègboro nous a récupérés entre le stade et la sortie, ils nous a mis dans sa jeep pour nous amener au dispensaire du camp Samory  Touré. Je l’ai sauvé la vie, il n’a pas voulu que moi qui l’ai accueilli soit respecté par tous. Mais chacun d’entre nous recevra le salaire de ses actes pas simplement par la justice des hommes mais par la justice de Dieu ».

Elisa Camara

+224 654 95 73 22    

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