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Biden répond à Trump sur son âge, se défend sur ses gestes envers les femmes

Le démocrate Joe Biden a rejeté vendredi les moqueries de Donald Trump sur son âge et s’est excusé d’avoir gêné des femmes avec ses gestes trop pressants, lors de la première interview de sa campagne pour la présidentielle américaine.

L’ancien vice-président de Barack Obama a versé des larmes au souvenir de son fils décédé, Beau, durant cet entretien accordé à l’émission « The View », animée sur ABC par des femmes, devant un public majoritairement féminin. Que répond-il à Donald Trump, 72 ans, qui moque son manque supposé de dynamisme en appelant Joe Biden, 76 ans, « Joe l’endormi »? « C’est la première fois qu’on m’appelle comme cela. D’habitude c’est plutôt l’inverse, +Joe la forme+ », a affirmé, d’un ton calme, le septuagénaire. Si Donald Trump « a l’air jeune et dynamique comparé à moi, je devrais probablement rentrer chez moi », a-t-il ironisé.

« La meilleure façon de me juger sera d’observer. De voir si j’ai l’énergie et la capacité. » Mais il a de nouveau reconnu que les questions sur son âge étaient « légitimes », tout en rejetant l’idée de ne s’engager à n’exercer qu’un seul mandat de quatre ans. S’il était élu, Joe Biden arracherait à Donald Trump le titre de président le plus vieux de l’histoire américaine. Plus tôt, le président républicain avait souligné à quel point il se sentait « jeune » et « plein de vie », après l’annonce de la candidature à la présidentielle de Joe Biden.

Sur son âge, et ses relations avec les femmes, M. Biden a passé une bonne partie de cette première interview sur la défensive. Aux femmes qui se sont dites récemment gênées par ses marques d’affection parfois poussées, il s’est dit « désolée d’avoir envahi » leur espace.

« Je suis désolé que cela soit arrivé. Je ne suis pas désolé dans le sens où je penserais que j’ai fait quelque chose intentionnellement mal », a nuancé Joe Biden. Il a également dû revenir sur un épisode embarrassant de sa longue carrière de sénateur: l’audition tendue en 1991 de Anita Hill, qui accusait un candidat à la Cour suprême, Clarence Thomas, de harcèlement sexuel. Joe Biden présidait la commission, composée uniquement d’hommes blancs, qui avait mené l’audition de cette femme noire.

« Je ne pense pas l’avoir mal traitée », a déclaré Joe Biden, soulignant qu’il l’avait « crue dès le départ » et l’avoir dit publiquement. « Mais je suis désolé de la façon dont elle a été traitée ».

Belga

 

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