Boké : Sansalé manque d’enseignants, de forages, de routes et d’infrastructures de base…

La sous-préfecture de Sansalé à 135 km du chef-lieu de la préfecture de Boké est et demeure dans un état d’enclavement indescriptible avec à la clé, l’insuffisance notoire d’infrastructures de base et des ouvrages de franchissement vétustes, selon son sous-préfet, Commandant Sékou Tagar Camara.

Au cours d’un entretien qu’il a accordé à notre correspondant en début de semaine, le premier responsable de Sansalé a énuméré quelques difficultés auxquelles est confrontée sa juridiction géopolitique.

Suivez quelques extraits des explications du Commandant Sékou Tagar Camara : « A Sansalé, nos difficultés sont entre autres, manque de logements et de bureau pour le sous-préfet, ni pour les délégations (hôtes), ni pour les autres fonctionnaires mutés-là.

A cela s’ajoute le manque de vétérinaire, de câble pour l’unique barque, le non reprofilage de la route Boké-Sansalé, la vétusté des ouvrages de franchissement et de l’école primaire de Sansalé, insuffisance de personnel enseignant, manque de forage d’eau potable ».

A en croire au sous-préfet, « le personnel de la sous-préfecture est hébergé par la CR (Commune Rurale) ».

Autre problème de la population de Sansalé, toujours selon son sous-préfet, « c’est le manque de moyens de déplacement permettant de faciliter l’écoulement des produits agricoles locaux de Sansalé pour Boké-ville. C’est pourquoi, je sollicite l’implication des autorités compétentes afin de nous tirer de l’ornière de la pauvreté… ».

Pourtant, a-t-on appris, la sous-préfecture de Sansalé, au-delà de son enclavement très poussé, est aussi, une localité à vocation agropastorale. Ses populations sont très habiles dans la culture d’anacarde, de riz, du fonio, j’en passe.

Mamadouba Camara, Boké

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