Conakry : le ministre Bantama Sow annonce la tenue de la journée nationale de la culture

Le Centre International de Percussions de Guinée (CIP) vient de procéder à la présentation du résultat de l’inventaire du patrimoine des percussions guinéennes réalisées au cours de l’année 2017. Cette présentation qui s’est tenue au Centre Culturelle Franco-Guinéen (CCFG) a connu la présence du ministre des Sports, de la Culture et Patrimoine Historique, Sanoussy Bataman Sow qui avait à ses côtés certains membres de son cabinet.

Au cours de cette présentation, des expositions de photos, masques, instruments traditionnels des différentes régions du pays et la prestation de quelque groupes de percussions ont été faites à cet effet.

A l’entame de son allocution,  le directeur général du Centre International de Percussions de Guinée a fait savoir que toutes ces recherches ont été effectuées en trois mois. ‘’Pendant trois mois, nous avons sillonné le pays, aller dans les villages les plus reculés auprès des communautés pour recueillir des informations sur nos différents rythmes, nous différentes danses, nos maques, les grands maitres percussionnistes ou danseurs. Et  tous ces éléments ont été collectés, traités et mises dans une base de données’’, a-t-il expliqué.

Selon Amine Touré, quelques chiffres ont été enregistrés dans la base de données. ‘’Aujourd’hui, nous avons dans la base des données pour le moment, 126 rythmes, 126 danses, une quarantaine de masques dont certains sont vraiment sacrés, 30 types d’instrument de percussions et plus de 350 groupes de percussions recensés. Ces informations sont traitées et sont aujourd’hui dans la base des données du centre international des percussions et nous continuons à enrichir la base de donnés en traitant les informations recueillies sur le terrain’’ a ajouté le directeur général du CIP.

Poursuivre, il a fait remarquer que l’objectif de cette recherche, c’est d’aller à la rencontre des communautés pour recueillir des informations sur ces patrimoines. ‘’On avait un objectif, c’était d’aller à la rencontre de nos communautés pour recueillir des informations sur ces patrimoines. Parce qu’aujourd’hui notre pays est un pays de percussion, ce sont des milliers d’élèves étrangers qui viennent dans ce pays auprès des maitres guinéens pour apprendre à danser, à jouer nos instruments et nos rythmes. Mais malheureusement jusque-là, on n’avait aucune information sur ces éléments de notre identité culturelle. Donc c’était le bon moment d’aller vers les communautés, recueillir les informations pour les stocker. Et si on ne le faisait pas plus-tard on allait demander, comme on le fait toujours d’ailleurs, aux blancs c’est quoi le Djankadi et autres’’, précise-t-il.

Prenant la parole, le ministre des Sports, de la Culture et du Patrimoine Historique a tout d’abord apprécié le travail accompli, avant de rassurer que ce travail de conservation sera accompagné par un programme de promotion et de valorisation. ‘’Le travail de conservation sera accompagné par un programme de promotion et de valorisation. Cela pour permettre de vérifier les précuisissions traditionnelles grâce à la consolidation des acquis et la construction d’un avenir capable de libérer de nouvelles forces créatrices et des démarches artistiques plus contemporaines. Il permettra également de jeter les bases d’éventuelles études générales ou spécialisées sur les percussions guinéennes’’ a rassuré Sanoussy Bantama Sow.

Pour le ministre, les percussions constituent pour la Guinée et les Guinéens, un pôle d’excellence, un atout majeur qui permet au pays de rivaliser et s’affirmer dans le concert des nations. ‘’La promotion et la valorisation de ce patrimoine permettra la création, grâce à l’important flux de percussionnistes étrangers, un potentiel économique important en emploi, de revenus et d’impact sur le tourisme culturel et développement de l’artisanat lié aux percussions’’ a-t-il indiqué.

Au cours de la même cérémonie, le ministre  Bantama Sow a aussi annoncé la tenue prochaine d’une journée nationale de la culture pour d-t-il, engager toutes les autorités à accompagner la culture de notre pays.

Par Yaya  Drame

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