Conakry : des résultats préliminaires d’étude sur l’analyse de la sécurité alimentaire et de la nutrition en validation

Ouverture ce mardi à Conakry d’un atelier d’analyse globale de la vulnérabilité et de la sécurité alimentaire et nutritionnelle 2018. Organisé par le programme alimentaire mondial (PAM) en partenariat avec le gouvernement guinéen à travers les Ministères de la Santé, de l’Agriculture et du Plan et du Développement Economique, cet atelier de deux (2) jours vise à la validation des résultats préliminaires d’étude sur l’analyse de la sécurité alimentaire et de la nutrition en Guinée.

Selon Edouard Nizeymana, il vise à la collection et à l’analyse des chiffres des statistiques afin de les mettre à contribution de partenaires au niveau de leurs zones respectives. ‘’Nous travaillons avec les partenaires, nous travaillons la contrepartie du gouvernement et toutes les personnes qui peuvent nous donner des informations par rapport à la sécurité alimentaire, par rapport à la nutrition dans toutes les régions de la Guinée. Nous avons travaillé pour que cette étude soit représentative au niveau des préfectures, ce qui n’était pas le cas dans les années passées. En 2012, c’était moins. L’échantillon ne nous a pas permis d’avoir des informations au niveau des préfectures mais nous avons des informations au niveau beaucoup plus bas. Ce qui nous intéresse,  c’est de comprendre qu’est-ce qui se passe au niveau des préfectures, qui sont les personnes vulnérables, quelles sont leurs caractéristiques, combien ils sont et comment est-ce qu’on peut les aider ?’’, explique-t-il.

La Guinée entière étant concernée, toutes les préfectures ont fait l’objet d’enquête, avec 15.000 ménages touchés. Pour le représentant du PAM, c’est un défi qui comporte des contraintes logistiques compte tenu des zones d’inquiétude.

‘’Nous avons quand même fait l’effort d’atteindre tous les 15.000 ménages avec un nombre d’enfants important pour que le coté nutrition soit aussi représenté. Donc il y’a des préfectures pour lesquelles nous avons des inquiétudes telles que les zones de N’zérékoré, les zones de Labé, les zones de Mamou où nous avons le taux d’insécurité alimentaire un peu plus important et puis aussi les prévalences de la nutrition qui sont inquiétants. Nous allons travailler avec les partenaires pour une compréhension, pour une appropriation, pour essayer de faire en sorte que les chiffres parlent, qu’ils nous disent ce qui est derrière ces chiffres, que nous puissions aussi faire faire des recommandations, de telle sorte que les personnes les plus affectées aient une assistance pour essayer de relever leur situation’’, affirme-t-il.

Parmi les recommandations faites, on peut noter l’amélioration des performances du secteur agricole, travailler le long de la chaine de valeur, l’amélioration de l’accès aux produits, l’optimisation de la gestion des ressources naturelles, appuyer les marchés et les filets sociaux et la mise en place d’un système de surveillance nutritionnelle solide. Frédérique Souley Tinguiano, conseiller principal du Ministère du Plan et du Développement Economique,  explique que même si elles sont importantes, quelques-unes dont les filets sociaux font déjà l’objet de mise en œuvre par le gouvernement.

‘’Quand on parle des filets sociaux, déjà le gouvernement a mis en place le projet filière sociales qui s’occupe des couches vulnérables et aussi la gestion durable, j’ai relevé des ressources naturelles, si vous avez lu le plan national de développement économique et social, le PNDES, on a tout un quatrième pilier qui est consacré à l’utilisation rationnelle des ressources, et là-dedans donc, il y’a des mesures, il y’a des effets qui sont attendus, on a des objectifs qui sont à atteindre d’ici 2020. C’est des recommandations, elles ne sont pas peut-être nouvelles, mais elles viennent pour renforcer celles que déjà le gouvernement est en train de faire’’ a-t-il rappelé.

A rappeler que la Guinée est un pays à revenu faible qui occupe la 183ème place sur 188 pays pour son indice de développement humain,  malgré l’agriculture et le pastoralisme comme moyens de subsistance de 97% de sa population rurale.

Maciré Soriba Camara

+224 628 11 20 98

 

 

Print Friendly, PDF & Email



Laisser un commentaire