Crise dans l’éducation : c’est bien Alpha Condé qui trouve enfin la solution

La crise dans l’éducation qui avait atteint son pic en infestant les autres secteurs de la vie sociale du pays, a trouvé tard dans la nuit du mardi, 12 mars, son dénouement heureux.

Il a fallu du temps, il a fallu des sacrifices énormes, il a aussi fallu des victimes innocentes pour parvenir à cet accord. Des ingrédients bien évidemment, qui ont impulsé la dynamique de ce dénouement heureux.

L’État a certainement voulu jouer à la guerre d’usure pour arriver à  bout des syndicalistes , dont les réclamations au début de la désertion des classes, paraissaient pour des observateurs,  illusoires et utopiques.

Cette politique  qui a réussi sous d’autres cieux, dans les conditions presque identiques,  n’était pas mal comme stratégie à scruter par les autorités guinéennes pour venir à bout des syndicalistes qui étaient prêts à tout sans concession pour être entièrement satisfaits.

C’était en 1984, quand  Margeuerite Tatcher, ancienne première Ministre britannique des années 80, excédée par une crise sociale en répétition,  a décidé sans commisération aucune, d’affronter les syndicats de son pays, qui étaient pourtant  forts de la démission d’un autre Premier ministre qui l’a précédé.   Ces derniers avaient presque tout bloqué dans le pays. Il ne leur restait plus que l’arrêt de l’usine de coke à Orgreave pour réussir la paralysie totale du royaume.

L’opinion effarouchée par cet autre  agissement jugé de trop  des syndicats, se désolidarisera de leur lutte et les défections en leur sein, anticiperont leur échec et force va rester à l’Etat qui aura ainsi vaincu. Et Marguerite, qui aura le mérite du qualificatif de « Dame de fer » sera un exemple du genre.

Contrairement en Guinée, les syndicats ont renforcé leur légitimité et leur légalité dans la durée. Le peuple guinéen qui a  la particularité d’être moins affectif des pouvoirs publics même si celui-ci, pour certains actes, devrait mériter sa sympathie, a renforcé la position des grévistes sur le terrain.

Le Président, coupé de cette réalité ma foi, regrettable, aussi  débridé par une réalité tronquée par des proches, face aux syndicalistes intransigeants fixés sur la satisfaction de leurs réclamations sans concession, a finalement pris ses responsabilités, en reprenant les choses en mains.

Il le fallait pour éviter au pays le chaos total. Le temps a eu raison de l’enlisement, pour trouver les ajustements possibles à la satisfaction des réclamations figées  des syndicalistes.

Les discussions et différents conciliabules, se sont avérés comme une prolongation pour l’Etat afin de sortir de la situation aux imbrications inquiétantes.

Alpha Condé décide une ponction sur son budget de souveraineté et les autres départements en feront la même chose afin d’assurer l’équilibre.

On l’avait dit sans en douter, qu’il était la solution à  ce problème et il l’a été par son implication personnelle à trouver le juste milieu pour sauver son programme avec les partenaires financiers.

Au finish, il reste le grand artisan, d’une moindre mesure de l’enlisement et pleinement de la solution retrouvée pour un retour des élèves dans les classes.

Il devra très rapidement sans répit, faire face à une autre crise, pour une stabilité totale du pays.

La résolution de cette  autre crise qui est politique, ne devrait avoir beaucoup de parrains, encore moins d’intermédiaires, car il est du métier.

Lamine Mognouma Cissé

 

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