Crise sociale: Guicopres, partagée entre licenciement de certains employés ou disparaître (Par Alpha Camara)

On ne le dira jamais assez, les balafres laissées par l’épidémie d’Ebola ces deux dernières années sur l’économie guinéenne, auront du mal à se cicatriser. Il n’y a pas un seul secteur vital qui a résisté à la furie de cette maladie qui a endeuillé des milliers de nos familles, et mis à genoux notre économie.

Mais il n’y a pas que les caisses de l’état qui ont été asséchées par la fièvre virale.  Celles des entreprises privées l’ont été aussi. Et parmi elles, la nationale Guicopres n’est pas en reste. Selon plusieurs indiscrétions, tant du côté du ministère guinéen des finances que de l’entreprise elle-même, la société de Kerfala Person Camara vit elle aussi des moments extrêmement difficiles.
Pour tenir encore sur ses deux jambes, Guicopres aura certainement besoin d’une thérapie de choc. Un audit mené au sein de la Guinéenne de construction, recommande la coupure d’une centaine de postes. Les mêmes sources indiquent que ledit rapport a intimé au jeune PDG de revoir à la baisse les salaires des employés qui auront la chance de conserver leurs postes.
Le parc automobile de la société sera lui aussi drastiquement diminué, l’approvisionnement en carburant à certains travailleurs sera également annulé. Plusieurs avantages jadis accordés aux travailleurs devront être révisés. Une véritable purge en perspective. D’après plusieurs sources, la société de KPC depuis bientôt dix mois n’a pas reçu un seul centime de ses clients, creusant ainsi des écarts de plusieurs dizaines de milliards de francs guinéens. Du coup, elle n’arrive plus à honorer ses remboursements auprès de certaines banques privées de la place, auprès desquelles elle a emprunté, pour préfinancer  des travaux.
Conséquences: un choix cornélien s’impose à Guicopres. Faut-il garder un personnel dont on sait qu’on n’est plus capable de payer, et ainsi précipiter la faille de l’entreprise? Ou bien, remercier une partie du personnel pour sauver Guicopres, qui demeure quand même un joyau national? La direction du groupe a dû opter pour la seconde solution.
Cependant, il est à noter que la direction a déjà engagé des discussions avec les travailleurs, afin de leur faire l’état des lieux de l’entreprise. Et les mettre au courant desdits licenciements qui du reste, sont inéluctables. Pour l’instant, nous avons tenté de joindre le PDG Kerfala Camara au téléphone afin de mieux comprendre, en vain. Certainement que nous reviendrons sur cette affaire.
Alpha Camara
Gatineau, CANADA
Tel: 6137006322

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