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Tribune

Débats sur la Constitution : un procès à tort ou à raison au CNOSCG qui ne tient aux réalités de cette plateforme mère de la société civile guinéenne

Peut-être, nous n’avons pas eu le courage de dire la réalité aux soutiens s’il y en a pour d’autres, et peut être nous n’avons pas pu développer une pédagogie participative afin d’informer à temps réel les citoyens. Mais la réalité est que, face à aux sujets complexes d’enjeux politiques dans un contexte de politisation à outrance de la vie nationale, avoir un large consensus dans un grand ensemble représentatif au sens réel du terme de la nation n’est pas chose aisée. De nos jours, le paysage politique, social et même économique se trouve biaisé, à tel point que les analyses des uns et des autres sont généralement assujettis aux agendas politiciens.

Alors, partant du cas Conseil Régional des Organisations de la Société Civile de Conakry (CROSC-Ckry) et par ricochet le CNOSCG,  qu’est ce qui s’est passé ou tout au moins qu’est ce qui se passe ?

La réalité est que, lorsque le problème s’est posé, face à l’interprétation de la loi par de nos juristes dits constitutionnalistes au gré de leurs humeurs et intérêts, nous avons pu noter par plusieurs méthodes (individuelle ou collective) de collecte d’opinions direct ou indirect en fonction de nos moyens de bord à la fois au niveau des démembrements qu’auprès des organisations membres et partenaires, trois (3) tendances globales à savoir :

  1. Ceux qui ont dit, comprendre et favorables aux motivations pour une nouvelle constitution avec des argumentaires similaires au camp dit réformateur;
  2. Ceux qui ont dit, ne pas comprendre l’opportunité  et considère dangereux pour le pays un projet de nouvelle constitution avec des argumentaires à peines voilés développés par le camp dit défenseur de la constitution ;
  3. Ceux, non pas des moindres, qui entrevoient une supercherie ou une comédie conjointe mouvance – opposition face aux difficultés que les uns et les autres rencontrent au sein de leurs formations politiques respectives par rapport aux agendas électoraux qui s’entremêlent de façon très compliquée à maintes égards.

Face à cette situation, que faire ? Il faut développer avec audace un leadership collectif d’action sur la base des fondements de la société civile et l’intérêt supérieur de la nation.

Toutefois, j’ose croire qu’avec le temps et la baisse des menaces,  des chantages, les invectives et l’infantilisation qui ont caractérisé les approches dans les différents camps, que les opinions aient variés pour une prise de décision collective au sein du CNOSCG. Tout de même,  ce n’est pas non plus exclu que les choses restent en l’état, mais dans ce dernier cas liberté de décision pourrait être donné aux uns et autres au nom de leurs organisations d’origines. Ce fut le cas de la guerre d’Iraq en 2001, où l’UE a procédé ainsi, sans oublier l’incapacité des Nations Unis à prendre une décision face à la détermination des USA à frapper, cela n’a pas fait éclater ces grandes ‘’associations’’. C’est là aussi, les grands ensembles, contrairement aux autres ensembles aux petits enjeux qui ont la facilité de prise de décision quel que soit le sujet.

Parlant des consultations annoncées par le Présidence de la République, à travers le PM, il ne faut pas d’emblée les rejetées et non plus crier à une victoire quelconque pour la démocratie, tout dépendra de la pédagogie, de la structure et du contenu donnés à ces consultations  par ce dernier.

Abdoul Sacko, Président du CROSC-Conakry, Coordinateur du Réseau CoJeLPaiD (www.cojelpaidguinee.org)

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