Dialogue social et protection sociale, ces deux mots chers au Conseil économique et social

 Dialogue social et protection sociale, ces deux mots chers au Conseil économique et social

« Alors que le besoin de protection sociale est largement reconnu, le droit fondamental à la sécurité sociale reste lettre morte pour la majorité de la population mondiale. Seulement 27% de la population mondiale a accès à des systèmes complets de sécurité sociale, tandis que 73% sont couverts partiellement ou pas du tout », indique-t-on dans la déclaration de Séoul tenue les 20 et 21 novembre 2014 en Corée par l’Association internationale des conseils économiques  et sociaux et institutions similaires (AICESIS), l’Organisation internationale pour le Travail (OIT) et la Commission de développement économique et social de Corée.

Pour relever ces défis majeurs, l’AICESIS et l’OIT estiment qu’il faut renforcer les capacités les conseils et économiques et sociaux et institutions similaires afin que ces structures puissent jouer un rôle efficace dans le domaine de la protection civile. D’où la tenue du 23 au 25 mai 2016, l’atelier de « renforcement des capacités du CES et du dialogue social en faveur d’un socle de protection sociale efficace et durable en Guinée

Dans son intervention, François MUNRANGIRA, représentant du Bureau régional du BIT en Afrique de l’Ouest, basé à Dakar au Sénégal, a réitéré l’engagement de son institution à soutenir le Conseil économique et social guinéen : « Nous-nous engageons à poursuivre notre accompagnement à la Guinée dans son mécanisme par le dialogue social. Le BIT, nous sommes disponibles bien évidemment pour renforcer les capacités de ses membres et pour appuyer l’élaboration et l’adoption de son plan stratégique afin de renforcer son rôle dans le domaine de l’action social pour les populations de la Guinée.»

Selon l’OIT, le dialogue social inclut tous types de négociation, de consultation ou simplement d’échange d’informations entre les représentants des gouvernements, des employeurs et des travailleurs selon des modalités diverses, sur des questions relatives à la politique économique et sociale présentant un intérêt commun.

Pour que ce dialogue social puisse fonctionner, Hadja Rabiatou Sérah Diallo, présidente du CES, pense qu’il faut l’implication active de l’Etat : « Pour qu’il fonctionne, l’Etat ne peut rester passif même s’il n’intervient pas directement dans le processus. Il lui incombe de créer un climat politique et social stable qui permette aux organisations de travailleurs et d’employeurs autonomes d’agir librement, sans crainte de représailles. »

Parlant de la protection sociale, la présidente du CES indique que celle-ci joue beaucoup dans le développement économique du continent : «Quant à la protection sociale, elle représente un élément essentiel du développement économique durable en Afrique. Il faudrait donc adopter des dispositions relatives à la protection sociale sur le contient, prendre des mesures concrètes d’extension de la protection sociale à tousChaque membre indigent de la société pourrait alors bénéficier d’un niveau minimum de revenu en espèces et de services sanitaires et sociaux qui lui permettent de mener une vie socialement utile. »

Cette rencontre de trois jours va permettre aux participants entre autres, d’inscrire dans l’agenda du CES les socles de protection sociale, d’avoir une expertise en vue de la formulation  de stratégies visant à établir des systèmes nationaux de sécurité sociale qui soient socialement et économiquement viables et adéquats.

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