EXCLUSIF. Dans la famille d’Ibrahima Sory Camara de l’UFDG : les propos émouvants de sa mère…

Rencontrée ce vendredi chez elle dans le quartier Dabondi 1, pendant que le soleil cherchait à disparaître dans l’Atlantique, c’est une mère, visiblement battante, mais résignée et surtout croyante qui s’est présentée au reporter de Mediaguinee.

Mon fils Ibrahima Sory est celui qui me soutient depuis le décès de mon mari …

Ne voulant pas se confier à nous ni poser devant notre caméra du fait de sa méfiance envers les journalistes, Mariama Gallé Diallo, la mère d’Ibrahima Sory Camara -membre de l’UFDG récemment condamné à 18 mois de prison ferme pour injures, diffamation et outrage au chef de l’Etat- a finalement accepté de nous recevoir et nous accorder quinze minutes de son temps. Non sans froideur. Malgré l’emprisonnement de son fils aîné, la mère arrive tant bien que mal à subvenir aux besoins de ses autres enfants grâce, dit-elle, à son commerce de charbon.

Moi, je ne connais pas la politique, c’est pourquoi bien que l’on m’a appelée au siège de l’UFDG, je n’y suis pas allée

Depuis la sentence prononcée par la justice Mariama Gallé Diallo dit compter sur Allah, le seul.

« C’est vrai que mon fils Ibrahima Sory est celui qui me soutient depuis le décès de mon mari mais je ne peux que m’en remettre à la volonté de Dieu qui aurait pu en décider autrement. Moi, je ne connais pas la politique, c’est pourquoi bien que l’on m’a appelée au siège de l’UFDG (principal parti de l’opposition dirigé par Cellou Dalein Diallo, ndlr), je n’y suis pas allée. Tout ce que je peux, c’est d’invoquer le Tout-Puissant afin qu’il fasse sortir mon fils de prison. C’est vrai qu’Ibrahima Sory me soutenait beaucoup mais grâce à Dieu je ne souffre pas car j’arrive à nourrir mes enfants avec mon commerce de charbon. Et cela, je le dois à Dieu qui est Souverain de toute chose. J’ai aussi le soutien du voisinage et de ses amis qui viennent chaque fois prendre de mes nouvelles », dit la mère qui affiche la combativité de la véritable femme africaine.

Poursuivant, Mariama Gallé Diallo qui n’était très à l’aise dans ses explications confie qu’elle se méfie désormais des journalistes qui ont déformé ses propos en les politisant.

«Si je ne veux pas parler aux médias, c’est parce que l’autre fois, des journalistes sont venus pour s’enquérir de mon moral, ont-ils dit. Mais une fois repartis, j’ai été surprise de voir comment ils avaient déformé et politisé mes propos. C’est pourquoi je ne veux plus parler à aucun journaliste », lâche-t-elle, tout en prenant congé de nous sur des mots d’excuses.

Maciré Soriba Camara

628 11 20 98

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