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Faranah : la sous-préfecture de Kobikörö risque d’être coupée de la commune urbaine

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Située dans la zone frontalière guineo-leonaise à 125 kilomètres de Faranah centre, la sous-préfecture de kobikörö est l’une des sous préfectures les plus enclavées du pays. Il faut le parcours d’un véritable combattant pour y accéder à cause de l’état de la route.

Pourtant, son accès devrait être encore plus facile à cause de ses potentialités agricoles et touristiques. Le fleuve Niger, troisième grand fleuve de l’Afrique prend sa source dans cette sous-préfecture. L’agriculture occupe une place de Choix dans la vie économique de la population.

Conscients de cette situation alarmante, les ressortissants et autorités locales de Kobikörö se sont retrouvés du mercredi 14 au jeudi 15 août 2019, au bloc administratif de la dite sous préfecture pour échanger sur les problèmes auxquels les citoyens sont confrontés.

A la suite de cette rencontre de deux (2) jours, le maire de la commune rurale de Kobikörö, Kömba Mansaré a affirmé : « Nous constatons avec amertume la dégradation très poussée de nos routes. La pluviométrie est très abondante ici parce que c’est une zone réservée, la coupe anarchique des bois et les feux de brousse sont interdits parce que c’est ici où le fleuve Niger prend sa source. Les populations produisent du riz, de la banane, du café, du fonio et d’autres mais elles ont du mal à les envoyer dans les zones urbaines à cause de l’état de la route. Les ponts se sont effondrés, cela veut dire que nous sommes coupés de Faranah notre chef lieu de la préfecture et voire le reste du pays. Actuellement, les véhicules de Faranah ne peuvent pas venir ici, il y’a de cela deux mois. A présent, les denrées alimentaires quittent Kissidougou pour Kobikörö et les véhicules les déposent  à 30 kilomètres. C’est de là que les motards transportent ces denrées alimentaires pour Kobikörö centre. Nous sollicitons l’aide des partenaires mais surtout le gouvernement  à changer l’état de notre route si non la vie devient de plus en plus chère à Kobikörö. Pour le reboisement, les ONG locales comptent activement participer aux opérations pour restaurer la forêt de la tête source du fleuve Niger. »

Moussa Nestor Kourouma un des ressortissants de Kobikörö nous a confié : « Nous sommes venus dans cette rencontre pour échanger sur les problèmes qui assaillent notre sous préfecture. Trois problèmes majeurs ont été discutés. 1- Le problème infrastructure routière qui est le plus brûlant. Ici, la population produit beaucoup mais manque de moyen pour écouler ces produits vers les centres villes de Faranah et kissidougou. Quitter au carrefour pour aller à Frokonia, la route est impraticable. Les ponts ont cédé partout. Les véhicules ne peuvent pas aller. Il y’a assez de produits agricoles destinés à la vente mais malheureusement, ces produits ne viennent pas à destination et il n’ya pas quelqu’un pour les acheter à cause de l’état de la route. 2- Il y avait une discordance entre les ressortissants de Kobikörö résidants à Conakry. Nous avons réglé ce différend à l’amiable. 3- Nous avons enfin discuté le problème d’infrastructures scolaires dans notre sous préfecture.  »

Actuellement, Kobikörö seul ne peut pas résoudre tous ces problèmes. C’est pourquoi nous sollicitons l’appui du gouvernement et ses partenaires, ainsi que les personnes de bonne volonté à la résolution de ces problèmes épineux. Kobikörö n’a aucun moyen pour faire face au problème d’infrastructure routière. Nous sommes présentement coupés du reste de Faranah à cause de l’impraticabilité de notre route. »

Lancinet Keita, depuis Faranah

 

 

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