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Politique

Faya charge le ministre de la Justice : ‘’il doit être entendu pour son rôle dans l’attaque rebelle en 2000’’

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L’opposant Faya Lansana Millimouno, leader du Bloc Libéral (BL), de retour des Etats-Unis d’Amérique avec un nouveau look -gants blancs aux mains- a rouvert vendredi à Conakry le dossier de l’attaque rebelle de 2000 contre la Guinée, indexant l’actuel ministre de la Justice et Garde des Sceaux Mamadou Lamine Fofana d’être celui-là qui plastronnait dans les médias que son mouvement est en train de mettre Guéckédou à sac. Faya confie avoir rencontré au cours de son séjour des autorités américaines pour leur passer ce message.

Faya Millimouno rentre des USA avec gants blancs aux mains…

“(…) Lorsque nous avons été arrêtés et envoyés au tribunal de première instance de Kaloum, il y a un sénateur américain qui a aussitôt appelé le département d’État, qui a aussitôt appelé l’ambassadeur des États-Unis ici à Conakry. Il s’est levé et il est resté debout jusqu’à apprendre que je ne suis pas en prison. Il fallait que lors de mon séjour que je lui rende visite, que je lui dise merci en votre nom”, dit Faya. Et de poursuivre : “nous avons profité de l’occasion pour parler de notre pays, des risques auxquels notre pays fait face aujourd’hui, les risques auxquels la région ouest-africaine fait face aujourd’hui. Nous avons donc rappelé aux Américains qui se sont battus à nos côtés, aux côtés de l’Afrique de l’Ouest lorsqu’une rébellion a commencé au Liberia, cette rébellion, malgré les différentes armées africaines qui se sont rendues, cette rébellion a duré 14 ans, cette rébellion a détruit le Liberia. Après le Liberia, cette guerre est allée en Sierra-Leone, nos frères, nos cousins, nos confrères africains de la Sierra-Leone, on a vu les mains des bébés sciées en Sierra-Leone. Cette guerre est venue aussi en Guinée ici”. Aujourd’hui, regrette-t-il, lorsqu’on me dit qu’un certain Fofana, ministre de la Justice, on l’a entendu et chacun de vous se rappelle de ce moment-là. Le jour qu’on bombardait, le jour que les rebelles tuaient les populations à Guéckédou, il était sur RFI et BBC, nous disant que son mouvement est en train de mettre Guéckédou à sac. Aujourd’hui, c’est lui qui trône sur la justice de notre pays”.

“Peut-on nous attendre à une justice dans notre pays dans des circonstances comme celles-là?”, interroge-t-il. Je ne crois pas, répond-il. Ajoutant que “c’est un monsieur qui devait être poursuivi, c’est un monsieur qui devait aujourd’hui être entendu par les magistrats sur le rôle qu’il a joué dans l’attaque contre le territoire guinéen en 2000”.

En septembre 2000, sous Lansana Conté, la Guinée a subi à ses frontières sud des attaques de groupes rebelles venus du Liberia. Accusé d’être l’instigateur de cette perfide agression, l’ancien président et seigneur de guerre libérien Charles Taylor s’était défendu en parlant de « représailles » contre l’ULIMO (United Liberation Movement of Liberia for Democracy) d’Alhaji Kromah qui combattait son régime et avait la Guinée comme ‘’base arrière’’.

Ce conflit meurtrier au sud de la Guinée avait fait plusieurs morts et rasé de la carte la florissante activité commerciale de Guéckédou, ville jadis la plus vivante du pays.

Noumoukè S.

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