Grève des greffiers : le mot d’ordre de grève pas levé malgré la suspension de 5 signataires…

Suite à la décision du ministre de la Justice, garde des sceaux de suspendre certains signataires de la pétition relative au mot d’ordre de grève en vue d’une protestation pour le non-respect de leur statut particulier, les greffiers ont tenu ce jeudi 14 juin une réunion visant à décider de la stratégie prochaine à suivre en vue de la satisfaction de leurs revendications. L’accès à la salle d’audience leur ayant été interdit, ces greffiers n’ont eu aucun mal à tenir leur réunion sous un arbre situé à quelques mètres du tribunal de Mafanco.

Après la suspension de certains d’entre eux, ces greffiers plus motivés que jamais ne se sont retrouvés pour décider de la stratégie à mettre en place. Aranfan Diané, qui a servi de porte-parole pour ce jour explique les mesures qui ont été prises suite à leurs suspensions « Notre première réaction a été de constituer les avocats qui vont essayer de relever les irrégularités devant la juridiction compétente qui est la cour suprême. Ce sont les actes de la suspension-là qui ont motivé cette assemblée et nous nous sommes retrouvés pour harmoniser nos points de vue, pour harmoniser nos stratégies et voir prochainement ce que nous allons faire pour faire aboutir nos revendications. Nous avons décidé d’abord que le mot d’ordre de grève reste maintenu sur toute l’étendue du territoire et nous sommes en train de nous battre pour que les décisions prises hier soient annulées devant les juridictions compétentes et disons que nous tenons vraiment à nos différentes revendications » explique-t-il.

Sur les 92 signataires de la pétition seuls 5 ont été suspendus, les greffiers se disent surpris de cette décision alors qu’une semaine avant le ministre avait refusé toute négociation avec eux.  « Les négociations s’étaient arrêtées le jeudi quand le ministre nous a reçu et nous a dit qu’il ne pouvait pas s’engager avec nous, chez nous les négociations se sont arrêtées. Et après nous avons été surpris par cette décision hier. Et c’est le secrétaire général qui nous a appelé de le trouver à son bureau et lorsque nous sommes venus, il a tendu à chacun son acte de suspension, que les 5 membres du collectif dont moi Arafat Diané, Mamadou Dian Baldé, Kaba 1 Traoré, Tomba Ouendouno et Jean Bongono », a-t-il dit.

Alors qu’ils avaient pris l’habitude de tenir leurs réunions dans la salle d’audience du tribunal de Mafanco, aujourd’hui, ces greffiers se sont vus refuser l’accès « Nous avons tenu notre réunion aujourd’hui parce-que tout simplement les autorités de Mafanco nous ont fait savoir que vraiment ils ne peuvent pas nous laisser accéder à la salle. Nous avons pris acte de cela et puisque cela ne nous dérange pas nous avons tenu notre assemblée. Ce n’est pas normal car nous sommes des acteurs incontournables de la justice et si on a besoin de la salle d’audience, on devait nous laisser accéder à la salle d’audience. Pour le moment il n’est pas question de voir les greffiers dans les manifestations car les greffiers sont assez responsables, les greffiers sont une corporation vraiment respectable, donc nous le moment nous comptons observer le mot d’ordre de grève malgré tout ce qu’on est en train de nous faire subir mais les manifestations ne sont pas à l’ordre du jour » a t-il terminé.

Bénéficiant du soutien de la majorité, les greffiers comptent continuer à observer le mot d’ordre de grève dans les juridictions du 1er et second degrés des quatre régions du pays.

Maciré Soriba Camara

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