Hausse du prix du carburant : jeudi, une journée de trêve à Conakry

Après trois jours de paralysie, Conakry s’est réveillé hier jeudi 12 juillet 2018 avec ses activités habituelles. Plusieurs citoyens ont pu rallier leurs lieux de travail sans ambages ni anicroche.

Depuis le lundi 9 juillet, la capitale guinéenne vibrait au rythme des manifestants sans précédent, ces manifestations son nées de l’augmentation du prix du carburant à hauteur de 25% par le gouvernement dirigé par Kassory Fofana

Ce jeudi, même si la circulation n’a pas été aussi dense, mais les différents axes routiers de Conakry ont tout de même connu quelques engouements.

Sur la route le prince, l’épicentre des contestations sociopolitiques, aucun incident n’a été signalé. Sur l’autoroute Fidel Castro, des embouteillages ont même été constatés dans certains endroits. Kaloum, le centre administratif et des affaires de Conakry a grouillé de monde.

Pour le moment aucune issue pour le dénouement de cette crise ne semble profiler à l’horizon. Le gouvernement reste inflexible et les syndicalistes accompagnés des acteurs de la société civile, projettent de nouvelles manifestations dès le début de la semaine prochaine.

Cette impasse inquiète les populations qui demandent qu’une solution soit trouvée.

«Aujourd’hui il est difficile de vivre à Conakry à cause des manifestations. Si tu as une famille à nourrir,  tu ne peux pas rester à la maison pendant plusieurs jours sans aller travailler. Depuis le lundi, on n’a pas pu travailler donc ce n’est pas facile. Il faut que le gouvernement et les syndicats trouvent une solution, le bas peuple est en train de payer le prix fort», a dit Mamadou Saliou Diallo, commerçant au grand marché de Madina.

Depuis le début de l’année 2018, la Guinée a  connu plusieurs grognes sociopolitiques.

Thierno Sadou Diallo

(00224) 626 65 65 39

 

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