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Interviews

INTERVIEW. Famany Odia Condé parle de ses ouvrages bientôt dans les bibliothèques…

En prélude à la dédicace officielle de ses ouvrages « le Trésor de la sagesse » et « Etonnante destinée », Famany Odia Condé s’est prêté à nos questions. Voici in extenso, l’intégralité de notre entrevue…

Vous vous apprêtez à sortir vos deux livres le 17 Mars prochain. D’où vient votre motivation ?

Vous savez j’ai pendant plus de 25 ans enseigné le français dans les classes de terminale toute option confondue. Ce que signifie que durant toute cette période j’ai bouquiné assez pour comprendre les œuvres littéraires au programme au lycée. Que ça soit la littérature africaine ou française j’ai eu à enseigner nombreuses œuvres littéraires au programme. Que ça soit la littérature africaine ou française, j’ai eu à enseigner nombreuses œuvres littéraires au programme. C’est de là que j’ai compris que je pouvais moi aussi apporter quelque chose pour la jeune génération.

Dans le gros Mamadou, il y’a un texte ‘’Ajoutons à l’humanité’’ lorsque vous lisez ce texte, vous comprendrez que chacun de nous doit apporter quelque chose à la maison commune. Pour me rendre utile, j’ai jugé nécessaire de porter à la disposition de la jeune génération les fruits de mon expérience par rapport au déracinement qu’elle subit de plein fouet.

Quel est le contenu de ces ouvrages ?

Le ’Trésor de la sagesse’’ comme son nom l’indique est un recueil de nouvelles. Il comporte 3 chapitres et dedans, je cherche à mettre en évidence la nécessité de la tradition pour l’éducation de la jeunesse qui aujourd’hui, est affectée par l’acculturation. Le mépris de la tradition, des valeurs cultuelles et culturelles. La société traditionnelle a défini les règles et principes qui régissent la vie dans la communauté. Il y’a des interdits que l’on ne doit pas transgresser au risque souvent de sa vie ou de sa déchéance. Surtout lors des alliances, les jeunes aveuglés par leur idylle déraisonnent souvent et se dressent vigoureusement contre ces interdits qu’ils trouvent absurdes. Parfois les jeunes qui se retrouvent en zone rurale et même souvent en milieu urbain se livrent à des relations amoureuses avec les femmes d’autrui. Ce qui n’est pas sans risque pour le fauteur.

Quant à l’« Etonnante destinée » écrit en 12 chapitres est le récit du parcours d’un jeune né de parents pauvres qui par persévérance et courage réussit à faire de bonnes études. Un échec, une déception ne doit pas être perçue comme la fin du monde.  Elle  doit au contraire galvaniser la volonté de réussite d’un homme, c’est un peu la trame de toute l’histoire de ce roman.

Ces ouvrages ont édités par l’Harmattan-Guinée. N’est-ce pas c’est dans le cadre de l’évènement ‘’Conakry, Capitale Mondiale du Livre’’ ?

Oui ! C’est pour participer à l’événement national à caractère mondial, Harmattan Guinée s’est fixé un objectif celui d’atteindre 1000 publications durant cet événement. C’est alors un plaisir pour moi de participer valablement à cela à travers mes deux ouvrages.

Pour avoir vécu et enseigné depuis 1992 dans cette ville, imaginez un peu l’effet que cela peut produire sur cette cité. J’ai tissé de très bons rapports avec l’ensemble des jeunes dont j’ai eu la charge de former. Il a toujours existé une complicité entre mes élèves et moi, ce qui fait que je jouis d’un profond respect et d’une grande admiration dans cette ville.

Non seulement, ce sera une première de voir un professeur de Kindia publier un ouvrage mais surtout, cela permettra aussi à la ville de Kindia de participer à l’événement ‘’Conakry, Capitale Mondiale du Livre’’. 

Parlons de la dédicace de ces ouvrages. Qu’est ce qui est prévue ?

La dédicace à Conakry se fera au Centre Culturel Franco Guinéen le 17 mars prochain. La cérémonie sera entièrement à la charge de Harmattan Guinée. Pour Kindia ce sera le 31 du même mois à la CECOJE. Déjà, un comité constitué de mes anciens élèves est à pied d’œuvre pour donner l’éclat nécessaire à ladite cérémonie.

Pour finir, peut-on savoir en bref, votre parcours ?

Je suis diplômé de l’IPGANC de la faculté des Sciences sociales, option ling-maths. J’ai enseigné depuis ma sortie de l’université à Dinguiraye, Faranah, Boké, Kindia et Boffa. Nous avons été formés dans cette optique, formateur des formateurs du secondaire. J’avoue que ce métier je l’ai trouvé intéressant car, je suis fier aujourd’hui de compter parmi mes anciens élèves des Ministres de la République et des hauts cadres. Ce qui est une satisfaction morale pour moi. La richesse d’un enseignant est morale et non matérielle.

Merci de nous accorder cette interview M. Condé

C’est moi qui vous remercie !

Propos recueillis par Camara Fodé Sita

 

 

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