Kankan : une vingtaine de membres de la société civile outillés sur le projet de suivi indépendant des actions publiques

Les rideaux sont tombés mercredi 11 juillet à Kankan sur l’atelier régional de partage des outils d’implémentation. C’est la salle de conférence de la préfecture qui a servi de cadre à la rencontre qui a regroupé une vingtaine de participants venus de différentes organisations de la société civile des régions administratives de Kankan et Faranah.

L’initiative est du gouvernement guinéen en collaboration avec l’Agence Française de Développement (AFD) et exécutée par  la Plateforme d’Information et d’Action sur la Dette et le Développement(PIADD) , composée des membres de la société civile guinéenne dont le PCUD et un représentant de la société civile Française, membre de la Plateforme Dette et Développement.

Selon Youssouf DONZO , le modérateur dudit cadre de concertation, « l’objectif du PSI est de promouvoir une gestion efficiente et transparente des fonds du C2D et permettre à la société civile de veiller à travers le suivi indépendant , à la pertinence des projets financés par rapport à l’objectif de réduction de la pauvreté et de développement ». Et de poursuivre : « il est donc de la responsabilité de la société civile d’entreprendre des actions citoyennes pour contribuer à la gestion transparente de la dette recouverte en action de développement ».

S’exprimant sur le bien-fondé dudit projet test qui s’étendra sur un an et qui touchera 16 localités dans tout le pays dont 4 par région naturelle, M. DONZO de confier: « la mise en œuvre du PSI-C2D contribue à l’instauration d’un climat de confiance et de collaboration entre les parties prenantes du C2D (Pouvoirs Publics et Société Civile) ; il est donc de la responsabilité de la société civile d’entreprendre des actions citoyennes pour contribuer à la gestion transparente de la dette recouverte en action de développement ».

Durant deux jours, les participants ont été outillés sur le processus de mise en œuvre des actions prévues sur le terrain et le suivi des projets impliquant les organisations de la société civile à la base

Au sortir de la salle, Hadja Diaba Keita présidente de l’ONG AGAFEM a assuré  qu’« après avoir été outillés sur le suivi indépendant des infrastructures, nous ferrons le contrôle citoyen pour mettre en confiance la population sur ce que les bailleurs ont pu faire pour l’Etat Guinéen par sortir rapport au développement de notre pays ».

Dr Lonceny Chérif, le président du conseil régional des organisations de la société civile de Kankan de saisir à son tour la belle au bond: « au sortir de ce cadre de concertation et de partage nous sommes désormais mieux outillés pour faire le suivi des actions réalisées par les projets, parce qu’en Guinée on est entrain de travailler mais il n’y a pas de suivi et c’est extrêmement important de savoir qu’est ce qui a été demandé ? Qu’est ce qui a été fait ? Et ce, ce qui a été demandé a été fait dans l’art ? Est-ce ça a respecté le contenu du cahier de charge ?»

A rappeler que les actions (infrastructures) qui font l’objet du Projet de Suivi  Indépendant de la Société Civile Guinéenne ont été réalisées suite à l’atteinte du point d’achèvement  de l’IPPTE par la Guinée en 2012 avec l’annulation de 60% de sa dette extérieure. Cette phase test, si elle donne des résultats concluants, il sera question donc de passer l’échelle sur les 304 C.R.D , selon le consultant indépendant sur ledit projet.

Alpha Oumar Koita, correspondant à Kankan

(+224) 622-16-07-20

 

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