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Societé

Labé : pour un mouton de tabaski, déboursez entre 1 et 2 millions francs

A moins de 72 heures de la fête de l’Aïd el Kébir ou tabaski (la plus grande fête musulmane), un mouton se négocie présentement au parc de bétails de Labé sis à Paraya, à Dow-Saré, le plus grand de la ville de Labé, entre 1 million 500 et 2 millions de francs guinéens. En tout cas, c’est ce qui ressort de notre constat sur les lieux mercredi. Les vendeurs croisent les doigts et attendent impatiemment la clientèle qui arrive au compte-goutte.

Interrogé sur les prix du mouton, Amadou Dian Diallo, communément appelé Sally, l’un des vendeurs au parc de Paraya de confier : « les clients viennent petit à petit, le prix se négocie entre 1 million, 1 million 500 et 2 millions. Mais quand le client vient, nous discutons avec lui et tombons d’accord. La différence du prix dépend de la bête. Ce n’est pas cher, le prix est abordable ».

Rencontré, ce client qui a acheté son mouton à 1 million 500 laisse entendre que le prix est trop élevé pour la bourse de la quasi-totalité des Guinéens.

« Si pour moi le prix est abordable, mais pour le revenu du Guinéen ce n’est pas abordable. J’ai acheté un mouton à 1million 500 fg. On leur (vendeurs) demande de diminuer le prix. L’équivalant de 1million 500 c’est 100 mille FCFA, un Guinéen dont le salaire ne dépasse pas 2 millions francs guinéens ce n’est pas évident qu’il s’offre un mouton », dit Dr. Thierno Aliou qui immole chaque année son mouton depuis des plusieurs années.

Si certaines personnes estiment que c’est pour cette raison que les clients ne répondent pas présents, cet autre vendeur réfute l’argumentaire.

« Les clients ne viennent pas, mais c’est pas puisque le prix est élevé. Certaines personnes ont pris l’habitude d’acheter à la veille de la fête pour que l’animal ne meure pas. En plus, nous achetons le bétail dans les marchés hebdomadaires, c’est là-bas qu’ils ont augmenté les prix, donc nous aussi nous allons augmenter les prix, puisque les routes sont impraticables et le transport a été aussi a été revu à la hausse » se défend Mamadou Diouma Diallo. Et d’ajouter : ‘’on demande aux clients de venir acheter, pour que les animaux ne meurent pas dans nos mains. Nous allons nous comprendre avec eux ».

Tidiane Diallo, correspondant régional à Labé

620 44 25 83

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