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Le dossier Vieira refait surface : Me Boukounta Diallo réclame justice pour la famille Nino

Il y a dix ans, le président bissau-guinéen Joao Bernardo Nino Vieira est assassiné dans des conditions tragiques à Bissau. Dans une correspondance en date du 30 juillet adressée au président José Mario Vaz, -dont copie a été transmise à Mediaguinee- Me Boukounta Diallo, avocat de la famille Nino, a demandé justice pour qu’un autre chef d’Etat et sa famille ne subissent le même sort.

A l’en croire, « l’audition des présumés auteurs de cet assassinat ont révélé que l’ordre d’assassiner le Président Joao Bernado Nino VIEIRA aurait été donné à l’époque par son Premier Ministre Carlos Gomez ».

Me Boukounta Diallo

« (…) Madame Isabel Romano Ferreira Vieira, veuve du défunt Président abandonnée à son propre sort et ses enfants, qui ont bien voulu me constituer en qualité d’avocat de la partie civile, éprouvent aujourd’hui un sentiment d’injustice à leur égard qui s’assimile à la limite à un déni de justice. L’enquête diligentée par le Procureur Général Amin SAAD et l’audition des présumés auteurs de cet assassinat ont révélé que l’ordre d’assassiner le Président Joao Bernado Nino VIEIRA aurait été donné à l’époque par son Premier Ministre Carlos Gomez toujours en liberté et comble de l’ironie est cité aujourd’hui parmi les potentiels candidats à votre succession, a écrit Me Diallo dans sa lettre adressée au président actuel de Guinée Bissau. Ajoutant que ‘’ces accusations ont été même portées à l’attention des cinq membres du Conseil de Sécurité des Nations Unies, lors d’une rencontre programmée à Dakar par le Procureur Général Amin SAAD, assisté d’autres magistrats impliqués dans la gestion du dossier’’. Non sans rappeler avoir déjà adressé le 02 Mars 2018 date, anniversaire de l’assassinat du Président Bissau Guinéen Joao Bernado Nino VIEIRA un courrier au président Vaz.

Dans un autre courrier, le célèbre avocat sénégalais a invité le président en exercice de la Cedeao le président Nigérien Mahamadou Issoufou à s’impliquer pour faire triompher le droit.

« Nous sommes dans un pays où l’armée semble avoir son Etat, mais l’Etat n’a pas son armée ce qui peut compromettre dangereusement le retour à la paix et à la stabilité du pays, après tant d’efforts, si seuls les militaires devaient répondre de ce crime odieux, en l’absence du civil commanditaire », s’alarme Me Diallo.

« L’Afrique nous regarde et le monde nous jugera par rapport à notre capacité à pouvoir rendre justice à un Président assassiné dans l’exercice de ses fonctions et à sa famille », conclut-il.

Noumoukè S.

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