Le ministre de l’Enseignement Supérieur, Abdoulaye Yéro Baldé à Labé: ‘’ on ne peut développer ou bâtir un pays que sur la base de l’éducation qu’on donne à ses enfants ‘’

Le ministre de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche Scientifique, Abdoulaye Yéro Baldé poursuit son périple de prise de contact dans la région administrative de Labé,  capitale du Foutah Djallon. Accompagné d’une forte délégation de son département, le ministre Baldé est arrivé ce mercredi 25 mai dans la cité de Karamoko Alpha dans le but de s’enquérir de l’état des  lieux des institutions d’enseignement supérieur  publiques et privées de ladite région.

C’est à l’université privée Ahmadou Dieng que le ministre a entamé cette première visite de terrain. Après les discours des responsables de cette université, le ministre Abdoulaye Yéro Baldé a pris la parole pour remercier les uns et les autres pour l’accueil avant d’insister sur l’importance  de la formation.

‘’ On ne peut développer ou bâtir un pays que sur la base de l’éducation qu’on donne à ses enfants. Sans éducation, il n’y a pas de développement. Ce ne sont pas les richesses minières qui  développent au préalable un pays ni d’autres sources. Il faut des hommes et femmes formés, des compétences pour développer des ressources qui sont à leur disposition. En Guinée, il faut rappeler que le corps enseignant est vieillissant. Nous devons donc aujourd’hui prendre des dispositions concrètes au niveau de mon Ministère pour faire face à ce déficit. Former les formateurs et également voir comment améliorer les conditions de vie et de travail des enseignants ‘’, dira entre autres le ministre avant d’ajouter :

‘’ Nous avons un programme de cinq mille masters, par ce qu’il faut rattraper le cap qu’il y a entre le manque de formateur et ce que nous avons sur la main. Et les formateurs actuels qui sont à un niveau magistral est vieillissant. Donc la question de la relève se pose, mais nous y travaillons pour combler ce cap là. Pour avoir des étudiants bien formés et utiles sur le marché du travail, il faut aussi avoir des infrastructures pour l’avenir. Nous allons établir des normes très strictes et très élevées pour la création des universités et des filières. ‘’

Parlant de l’un des handicapes des diplômés guinéens qu’est le manque d’expérience professionnelle, le ministre a laissé entendre que son département envisage de mettre très rapidement un projet pour mettre fin à cette situation.

‘’ En dépit des entreprises qui s’appesantissent sur l’expérience professionnelle, nous pensons qu’en instituant un programme de service civil, ça peut être un élément pour entrer sur le marché du travail, puisque ça enrichi leurs CV et multiplie les chances pour pénétrer plus rapidement le marché du travail. Avant, ça existait en Guinée. Vous le savez, qu’avec le service militaire, souvent les entreprises nous disent que les étudiants manquent d’expérience  professionnelle. Mais si on fait un service militaire de 3 mois, on vous apprend l’endurance, la discipline, il y a aussi les services civiques qui peuvent faire 9 mois, ça peut être dans le domaine de l’environnement, de l’éducation, la santé et ça vous aiderait de plus. En outre, le service civil renforcera l’unité nationale puisque les concernés seront déployés sur toute l’étendue du territoire national. Et le peu qu’ils  gagneront constituera leur premier salaire ‘’, a-t-il conclu.

Après cette institution privée (Ahmadou Dieng), le ministre et sa suite ont pris la direction du centre universitaire de Hafia.

Nous y reviendrons !

Amadou Tidiane Diallo, depuis Labé

620 44 25 83

 

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