Les Etats fondateurs de l’Union européenne ont réclamé la sortie du Royaume-Uni  »le plus vite possible »

Les six Etats fondateurs de l’Union européenne ont réclamé samedi que le Royaume-Uni engage le plus vite possible la procédure de sortie de l’Union européenne, la France soulignant l’urgence à désigner un nouveau Premier ministre britannique.
Nous disons ici, ensemble, que ce processus doit commencer aussi vite que possible pour qu’on ne se retrouve pas embourbé, a dit à Berlin Frank-Walter Steinmeier, encadré de ses homologues Jean-Marc Ayrault (France), Bert Koenders (Pays-Bas), Paolo Gentiloni (Italie), Didier Reynders (Belgique) et Jean Asselborn (Luxembourg).
Nous devons avoir la possibilité de nous occuper de l’avenir de l’Europe, a-t-il ajouté réclamant la mise en oeuvre de l’article 50 du traité de Lisbonne, soit la clause de retrait volontaire et unilatérale de l’UE.
Jean-Marc Ayrault a même appelé à la désignation rapide d’un nouveau Premier ministre en remplacement de David Cameron alors que ce dernier a prévu de se maintenir jusqu’en octobre et de laisser à son successeur le soin de négocier la sortie de son pays de l’UE.
Bien sûr il faut désigner un nouveau Premier ministre, cela prendra sans doute quelques jours mais il y a une certaine urgence, a-t-il dit.
Nous demandons que l’article 50 soit respecté et mis en oeuvre, il y a une certaine urgence, il en va de l’intérêt du Britannique comme des Européens nous demandons à ce que l’Europe et les 27 autres soient respectés, a-t-il souligné.
Son homologue néerlandais a aussi appelé à tourner la page au plus vite.
Les six ministres ont aussi relevé la nécessité pour l’Europe de se rapprocher de ses citoyens et de répondre à leurs attentes, notamment en luttant contre la crise économique, le chômage, en travaillant à résoudre la crise migratoire ou encore les questions de sécurité après les récentes attaques jihadistes à Paris ou Bruxelles.
Nous devons préparer ces réponses ensemble, et montrer que l’Europe est non seulement nécessaire mais aussi compétente, a relevé M. Steinmeier, nous espérons pouvoir nous concentrer bientôt sur ces réponses et c’est notre message à Londres.
AFP

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