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L’imam Aboubacar Sylla de la mosquée de Mafanco : ‘’le sacrifice [du mouton] n’est pas obligatoire tous les ans’’

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A l’instar de nombreux pays musulmans du monde, la Guinée célèbre ce dimanche 11 août la fête de l’Aïd-el-kébir (la grande fête). Aussi appelée Aïd al-adha (fête du sacrifice) ou Tabaski, cette fête se distingue de l’Aïd-el-fitr à travers le sacrifice du mouton, qui est aussi une occasion de partage et de fraternité pour la communauté musulmane. A l’occasion de cette fête, les musulmans se vêtissent de leurs plus beaux vêtements afin de se rendre à la prière. Dans son sermon, l’imam de la mosquée de Mafanco Elhadj Aboubacar Sylla a expliqué en quoi consistait le sacrifice du bétail

« Le sacrifice est une Sunna, elle n’est pas obligatoire. Tu peux faire le sacrifice aujourd’hui jour de fête de la Tabaski. Tu peux tuer le mouton le 3ème jour et tu peux le manger pendant 3 jours. Si tu ne gagnes pas aujourd’hui tu peux faire le sacrifice demain ou après-demain. Mais il est à celui qui en a les moyens. On ne force personne… ah ma fille tous les amis ont fait leur sacrifice, dis à ton mari… non ce n’est pas écrit, si tu fais ton sacrifice ainsi tu as fait une erreur », a-t-il commencé par dire.

Dans la tradition musulmane, cette fête commémore la soumission du prophète Abraham à Allah de qui il avait reçu l’ordre de sacrifier son fils Ismaël

« Le sacrifice est une sunna du Prophète Ibrahim qui avait reçu l’ordre d’Allah Créateur de sacrifier son fils Ismaël… Au moment d’égorger son garçon, Dieu a échangé ce dernier contre un bélier. Cela est arrivé des siècles avant la naissance de notre prophète Mohamed (PSL). Cela parce que Dieu savait que le Prophète Mohamad serait un descendant du prophète Ismaël… Tout ce que Dieu fait est bon, c’est pourquoi il a préservé le prophète Ismaël de la mort, parce que s’il mourrait nous n’aurions pas notre prophète… Nos enfants d’aujourd’hui, quand tu dis : mon enfant je vais te sacrifier, il te répond, père tu es le plus âgé… Donc c’est de là que vient le sacrifice du mouton », a-t-il expliqué.

Poursuivant, il spécifie le bétail par mérite. « Le bétail doit être sain et pur par ses cornes, ses pattes, sa queue, si c’est un mouton il devra avoir un an minimum, si c’est un bœuf il devra avoir 2 ou 3 ans ou plus, si c’est un chameau il devra avoir 4 ans ou plus, ils sont plus bénéfiques les uns que les autres. Les plus méritants sont le bélier costaud (grand et fort) est bénéfique que le bélier de race noble qui est plus bénéfique que la brebis, ensuite vient le vieux bouc qui est bénéfique le bouc de race noble, qui est plus bénéfique que la chèvre, ensuite vient le bœuf bien qui est plus mieux que le bœuf noble et sa femelle, puis vient le chameau dont le mâle est plus mieux que la femelle, ils sont bénéfiques les uns que les autres et tous peuvent être sacrifiés en cette fête. La viande aussi doit être sacrifiée en trois parts, pour le voisinage, pour les démunis et pour la famille. On ne casse pas ses os parce qu’au jour du jugement ce sont ces os et ses poils qui viendront plaider pour la personne. Qu’Allah accepte cela pour nous », précise l’imam.

L’imam Elhadj Aboubacar a rappelé plus loin dans son sermon que le sacrifice n’est pas obligatoire tous les ans

Maciré Camara

 

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