Mamady Touré devant les députés à l’hémicycle : ‘’nous ne savons pas combien de Guinéens vivent en Angola’’

C’est une annonce faite ce mercredi 05 décembre par le ministre des affaires étrangères et des Guinéens de l’étranger, Mamady Touré en plénière de la session budgétaire 2018. Répondant aux questions des députés, le chef du département des Affaires étrangères a dénoncé le non recensement des Guinéens en Angola.

« Concernant la question des Guinéens en Angola, on ne sait pas combien de Guinéens sont en Angola. Les Guinéens ne vont jamais s’inscrire dans les ambassades. Alors qu’on peut les identifier s’il y a des problèmes pour aller à leur secours » a-t-il dit.

Poursuivant, il annonce le départ d’une mission en Angola dans les prochains jours pour examiner la situation des guinéens vivants dans le pays de l’ancien président dos Santos.

« Bientôt, nous allons envoyer une mission pour s’enquérir de la situation de nos compatriotes en Angola. L’équipe verra avec les autorités angolaises ce qu’on va faire pour eux. Le Ministère des affaires étrangères n’a pas les moyens pour rapatrier tous nos compatriotes », a indiqué le ministre des affaires étrangères, Mamady Touré.

Plusieurs ressortissants africains dont des Guinéens sont victimes de représailles dans ce pays très riche d’Afrique australe. De nombreux guinéens sont aujourd’hui sans secours et souhaitent une assistance de l’Etat guinéen pour retrouver leurs familles en Guinée.

Mohamed Cissé

623 -33 -83 -57

 

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0 thoughts on “Mamady Touré devant les députés à l’hémicycle : ‘’nous ne savons pas combien de Guinéens vivent en Angola’’

  1. CONDÉ ABOU

    J’ai le sentiment que nous n’avons pas vraiment de Politique nationale intégrée de migration viable, pour maîtriser parfaitement ce qui se passe à l’étranger avec les ressortissants Guinéens, en termes de statistiques, de transferts réels vers l’Économie nationale, et de contribution à la réduction de la pauvreté dans le pays.

    C’est un problème économique et social qui est là depuis des décennies, et qui se complique d’année en année.

    L’on sait par exemple qu’au Sénégal, entre 2008 et 2013, quelque 156.676 Sénégalais, soit 1,2% de la population globale du Sénégal ont quitté le pays pour partir à l’étranger, selon la Direction générale de la Planification et des Politiques Économiques (DGPPE), au Ministère de l’Economie, des Finances et du Plan.

    L’information avait été donnée par les autorités Sénégalaises en marge de la cérémonie de lancement du processus d’élaboration de la Politique nationale intégrée de migration en Juillet 2015.

    Cette opération était portée par le Ministère de l’Economie, des Finances et du Plan, par l’entremise de la Direction Générale de la Planification et des Politiques Économiques (DGPPE). Le projet avait été largement soutenu par l’Organisation internationale pour les migrations (OIM) et a permis au Sénégal de mieux faire face à la question migratoire.

    Depuis, l’on sait avec chiffres à l’appui, que les principales destinations des migrants Sénégalais, sont l’Europe (44,4%) et les pays de l’Afrique Centrale (27,5%). Parmi ceux qui ont quitté le Sénégal, 73,5% déclarent le travail comme le principal motif de départ».

    Ce constat oblige, le Gouvernement, qui est de plus en plus conscient de la nécessité de coopérer et d’intégrer les questions de migration au développement durable, à jeter les bases pour faire de la migration un catalyseur pour le développement et l’inscrire parmi les priorités dans l’agenda de développement post 2015.

    Dans la réalité, le poids des migrants Sénégalais, c’est 800 milliards FCFA par an de contribution à l’Économie nationale, soit l’équivalent de 10% du PIB du Sénégal lors de l’enquête réalisée en 2013.

    Ces ressources dépassent de loin l’aide publique au développement reçue par le Sénégal, et contribuent significativement à la réduction de la pauvreté.

    Quels sont les chiffres de la Guinée ? L’on en sait pas grand chose, et c’est une grave aberration de ne pas maîtriser un pan entier de l’Économie nationale et un domaine de la richesse des Guinéens vivant à l’étranger.

    Pour être encore plus efficaces, les transferts de fonds du Sénégal sont de plus en plus orientés vers les secteurs stratégiques de développement. D’où la mise en place par les Autorités Sénégalaises de projets et programmes d’accompagnement des Sénégalais de l’extérieur.

    Entre autres, les Fonds d’appui à l’investissement des Sénégalais de l’extérieur (FAISE), le Programme d’appui aux initiatives de solidarité pour le développement (PAISD), la Plateforme d’appui au secteur privé et valorisation de la diaspora Sénégalaise en Italie (PLASEPRI), le projet TOKTEN de transfert de connaissances de l’expertise des Expatriés.

    CONCLUSION:
    La question des Guinéens vivant en Angola est cruciale. Le Gouvernement devrait envisager non seulement une étude approfondie et précise de la situation de nos compatriotes dans ce pays, mais aussi mettre en place un meilleur dispositif diplomatique permanent pour que la communication puisse passer le plus vite possible avec nos compatriotes.

    C’est ce que font le Mali, la Mauritanie, le Sénégal dont les ressortissants sont actuellement dans une situation très difficile en Angola, un pays qui traverse une crise financière sans précédent aggravée par la chute des prix de ses hydrocarbures et par le niveau trop élevé de son endettement auprès des créanciers internationaux d’une part et de l’autre par son déficit budgétaire inquiétant pour ses Finances Publiques.

    Je crois que les semaines et mois à venir pourraient être très compliqués pour les ressortissants étrangers, notamment Congolais et Ouest Africains vivant en Angola.

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