« Si Melania quitte Trump, il fera tout pour la faire expulser »

Après les rumeurs faisant état du désir ardent de Melania Trump de quitter son président de mari, Omarosa Manigault Newman, l’ex-conseillère de Donald Trump, lâche d’autres accusations très lourdes à l’égard de son ex-employeur. Selon un passage de son dernier livre, Trump déploierait les grands moyens pour retirer à Melania sa carte verte obtenue en 2006.

Ancienne conseillère à la Maison Blanche, Omarosa Manigault Newman a décidément beaucoup de révélations à faire sur le président américain. Dans un nouveau passage-choc de son livre-confidences intitulé « Unhinged: An Insider Account of Trump White House », elle explique penser Donald Trump capable de faire expulser son épouse Melania si elle venait à le quitter.

Humiliation suprême d’un divorce
« Il trouverait un moyen de lui faire payer l’humiliation suprême d’un divorce en plein mandat en dénaturalisant Melania », écrit-elle. L’idée semble saugrenue mais dans les faits, c’est techniquement possible. En effet, le gouvernement étudie actuellement la manière dont certains résidents américains ont obtenu la citoyenneté américaine dans le but d’éventuellement la révoquer en cas de dissimulation ou de falsification d’informations personnelles. Cette révision de l’octroi des cartes vertes entre dans le cadre de la politique de fermeté en matière d’immigration voulue par l’administration Trump. Le président a d’ailleurs vivement critiqué le système d' »immigration en chaîne » (l’équivalent de notre regroupement familial) qui permet à des parents d’un nouveau citoyen américain d’obtenir à leur tour une carte verte. Ironie du sort, les parents de Melania, slovènes, en ont bénéficié la semaine dernière.

Visa Einstein
En quoi tout cela concerne-t-il potentiellement Melania Trump, qui a la citoyenneté américaine depuis 2006? L’ancien top model slovène a en réalité obtenu sa carte verte via ce que l’on appelle le « visa Einstein ». Cette procédure exceptionnelle vise à donner la citoyenneté américaine à des « nationaux d’origine étrangère qui présentent des capacités extraordinaires, sont de remarquables professeurs ou chercheurs ou encore des représentants ou directeurs d’entreprises étrangères expatriés aux Etats-Unis ».

Ce visa, également appelé EB-1 (employment-based 1) vise donc à privilégier des travailleurs utiles à l’Etat dans divers secteurs et leur permet de devenir résidents permanents. Par extension, dans la pratique, les candidats ne doivent plus nécessairement répondre à une offre d’emploi précise aux USA. Il leur suffit de démontrer leur « talent exceptionnel » dans des domaines aussi variés que les sciences, les arts, l’enseignement, les affaires ou le sport et de chercher à l’exercer aux Etats-Unis.

Coup de pouce en 2006?
Dans le cas de Melania, « vu que Donald Trump est totalement au courant de la manière dont elle a obtenu la citoyenneté permanente, il pourrait se servir du moindre élément suspect pour le divulguer et faire invalider sa citoyenneté d’une manière ou d’une autre. C’est un homme rancunier et je l’en crois tout à fait capable », écrit Omarosa Manigault Newman. « On parle d’un homme qui a déclaré qu’il pourrait ‘s’auto-gracier’ dans l’affaire de l’enquête Mueller. Pourquoi ne se gracierait-il pas également pour une histoire de pot-de-vin pour un visa? », poursuit-elle, suggérant avoir des preuves que Donald Trump a monnayé la carte verte de Melania, qu’il a épousée en 2005.

Les accusations graves que comportent les mémoires d’Omarosa Manigault Newman ne font pas vraiment frémir le locataire de la Maison Blanche. Sa porte-parole Stephanie Grisham a d’ailleurs réagi, la semaine dernière, aux propos de l’ex-conseillère qui lançait notamment que Melania Trump « décomptait les jours » pour divorcer. « La Première dame et Mme Manigault Newman ont à peine eu quelques contacts lorsque Mme Manigault était en fonction à la Maison Blanche. Il est très décevant qu’elle s’en prenne au Président et use de telles représailles contre lui après toutes les opportunités que lui a offertes le Président », a-t-elle commenté.

Conflit par médias interposés
Donald Trump et son ancienne conseillère sont dans un conflit ouvert depuis plusieurs semaines. L’ancienne candidate du programme de téléréalité de Donald Trump « The Apprentice » l’accuse, entre autres, de racisme et de misogynie. Le président n’a évidemment pas tardé à lui répondre dans les médias, la traitant de « crapule folledingue détestée de tous ».

Source: The Independent

 

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