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Mohamed Touré du PDG-RDA juge les nominations du président : ‘’fondamentalement, il n’y a pas de changement’’

Dans cette interview qu’il a bien voulu accorder à la rédaction de Mediaguinee, Mohamed Touré, fils du premier président de la Guinée indépendante et actuel secrétaire général du PDG-RDA, est revenu sur l’affaire des 20 milliards de dollars, les nominations du président de la République et le retard accusé par la Guinée. 

Mediaguinee : Pensez-vous, Monsieur le secrétaire général que la Guinée a pris une belle option avec cet accord-cadre signé récemment à Xiamen, c’est-à-dire mines contre argent ?

Mohamed Touré : Je vous ai dit que le principe n’est pas mauvais. Nous avons des mines, c’est un potentiel. Donc, il faut le mettre en valeur. Mais un autre aspect qui est important et qu’il faut aussi noter, c’est que le développement des mines doit entraîner le développement induit de toute la région concernée. Il ne faut pas que ça soit simplement des sociétés qui viennent, creusent notre sous-sol, qui dynamitent partout, qui prennent la terre et qu’ils l’exportent sans qu’il n’y ait aucun effet induit sur l’économie guinéenne. Donc, il va falloir réfléchir à cette question, il va falloir, avec nos partenaires  chinois, parler de transfert de technologie, de comment est-ce que les populations à l’alentour, les communautés qui vivent autour de ces mines et au-delà peuvent être affectées ; comment est-ce que la formation des ingénieurs, des aides-ingénieurs, des ouvriers dans la périphérie de ceux qui travaillent dans les mines doit être assurée ; comment est-ce que l’africanisation des cadres doit se faire à terme pour que les cadres qui travaillent dans les mines soient chinois au départ mais dans 5 ans que le taux des Chinois soit réduit à un certain pourcentage. Que cela soit planifié, et que cela soit en accord avec nos partenaires. Voilà tant de questions qui ne paraissent pas dans cet accord-cadre. Des questions qui, à notre avis, sont indispensables à faire valoir. C’est maintenant qu’il faut le faire. C’est pourquoi nous demandons humblement au ministre d’Etat qui est l’architecte de tout ce mécanisme, de nous donner un peu plus de temps et de nous donner un peu plus de détails sur la vision qu’ils ont à accomplir pour la nation guinéenne.

 Quel est votre point de vue par rapport à ce petit remaniement ? 

C’est un privilège du chef de l’Etat de nommer qui il veut et où il veut. Nous, nous ne pouvons que regarder et faire une lecture critique par rapport à ce qu’il y a. Ce que nous constatons, c’est que fondamentalement, il n’y a pas de changement. Mais, il y a des postes qui sont fournis par des hommes, qui, à notre sens, pouvaient occuper d’autres fonctions parce que ceux qui étaient là n’étaient pas mauvais en tout cas. Mettons-le comme ça. La deuxième remarque est que le chef de l’Etat est libre de faire ce qu’il veut mais quand un membre du gouvernement démis pour sanction, tout le monde sait que c’est par rapport à la mauvaise gouvernance et rapport à la gestion scandaleuse de deniers publics, qu’il soit démis ou qu’il fasse une période de grâce. Mais ça donne une impression et tout le monde le dit. Je ne sais pas si cela est nécessairement bon. Mais peut-être, il y a d’autres avantages que ces désignations et ces nominations apportent à la logique présidentielle et à la vision d’un futur immédiat du président peut-être. Donc, nous attendons de voir. En tout état de cause, c’est une réalité, le chef de l’Etat, une fois encore, et je le répète, a toutes les prérogatives de nommer aux fonctions qu’il veut le cadre qu’il veut.

Réalisé par M.S et Kélètigui Rabah Camara 

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