Négociations Gouvernement-SLECG : ‘’à partir du 26 mai, si nos revendications ne sont pas satisfaites, nous allons prendre la décision qui s’impose’’

Les négociations autour des 8 millions comme salaire de base pour les enseignants se sont poursuivies ce mardi au Ministère de la Fonction Publique. Au cours de cette quatrième rencontre entre l’inspection générale du travail et le SLECG dirigé par Aboubacar Soumah, plusieurs propositions ont été faites. Mais les lignes restent inchangées, apprend-on.

Au sortir de cette rencontre, Oumar Tounkara, porte-parole du SLECG a fait le point en ces termes : ‘’Les lignes n’ont pas du tout bougé lors de la rencontre d’aujourd’hui, le gouvernement campe sur sa position selon laquelle ce n’est pas possible de donner les 8 millions fg. Nous, enseignants aussi, nous avons dit que nous exigeons les 8 millions, compte tenu du fait que les services de recettes fonctionnent à plein temps. Aucune proposition ne nous a été faite par le gouvernement pour dire qu’on parle de concession ou non et nous n’avons pas non plus fait de proposition. Nous avons demandé 8 millions comme salaire de base compte tenu du coût de la vie’’.

Poursuivant, il (le porte-parole du SLECG version Aboubacar Soumah) a lancé un appel aux enseignants. ‘’Vous savez, qui dit négociation, dit compromis, mais le gouvernement ne nous fait aucune proposition. Du côté du SLECG, on doit s’attendre à ce que nous agissions conforment à la loi et à notre arme légale, c’est-à-dire la grève. Parce que nous sommes obligés de faire un compte-rendu à nos mandats. Et ce que la loi prévoit en cas de non satisfaction parce que depuis 20 jours, nous sommes là, le dernier recours en matière de revendication, c’est la grève. Donc, nous demandons à tous les enseignants d’être prêts. A partir du 26 mai prochain, si nos revendications ne sont pas satisfaites, aucune proposition n’est faite allant dans le sens de la satisfaction de nos revendications, nous allons nous retrouver et prendre la décision qui s’impose’’, a averti Oumar Tounkara.

De son côté, Dr Alya Camara, l’inspecteur général du Travail de préciser : ‘’Aujourd’hui ce qu’il faut retenir, c’est que les positions sont figées. La partie syndicale est cramponnée sur sa position de demande de 8 millions et le gouvernement aussi à date explique l’impossibilité de donner les 8 millions.’’

Répondant à la question de savoir si la bipolarisation de la structure syndicale n’aurait pas une entrave au bon déroulement de ces négociations, l’inspecteur général du travail a répondu : ‘’Je ne suis pas sûr que cela puisse avoir un impact parce que nous sommes dans cette salle depuis le 4 mai et cela n’a pas d’influence sur nos négociations. Avant qu’on ne se sépare, j’ai pris la parole pour inviter les deux parties à la retenue. J’ai demandé à la partie gouvernementale et à la partie syndicale de réfléchir sur leurs positions et de consacrer la journée de demain à cette réflexion-là. Quand on est en discussion, il y a toujours de l’espoir. Ce que la loi dit en pareille circonstance, en tant que médiateur, je dois m’en occuper et c’est ce que je suis en train de faire. Je ne vais pas préjuger d’un éventuel échec demain, je suis là pour apporter des solutions. Donc il faut aller jusqu’au bout’’, a conclu Dr Alya Camara.

A noter que les deux parties se retrouveront le jeudi à 10 heures pour la suite des discussions.

Yaya Dramé

+224 628-38-05-76

 

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