N’zérékoré : la pluralité des pharmacies par terre devenue un véritable danger pour la santé publique

A l’instar des autres villes du pays, la préfecture de N’zérékoré au sud du pays est de nos jours envahie par les points de vente de médicaments (pharmacie par terre). Il suffit de faire un tour au grand marché en passant dans les quartiers de la commune urbaine pour toucher du doigt à cette triste réalité.

Partout dans les kiosques où magasins transformés en des lieux de vente de médicaments clandestins, force est de constater que les vendeurs ne sont pas des pharmaciens. Pire, les conditions dans lesquelles sont conservés ces produits pharmaceutiques sont hors normes.

A Ouaninon-Gare par exemple, précisément dans le quartier commercial, on en trouve plus d’une cinquantaine de kiosques et de centenaires métalliques remplis de produits pharmaceutiques quand on sait surtout la chaleur que dégage ces centenaires.

Malheureusement pour les patients qui s’orientent vers ces supposés pharmaciens pour leur prescrire des produits sans l’avale de l’hôpital ignorant des conséquences ou des complications que pourraient avoir ce traitement clandestin sont victimes.

Le même constat révèle encore que le personnel de la santé est aussi très nombreux à avoir ouvrir les cliniques clandestines dans la préfecture de N’zérékoré. Ce qui ne devrait pas être le cas, car les conditions d’implantation de ces cliniques et boutiques de vente de produits pharmaceutiques sont connues de tous.

Comme on nous dit souvent, le poisson pourri par la tête. C’est le cas de ce fléau qui, malheureusement inquiète moins les autorités compétentes à part le service du Colonel Moussa Tiegboro Camara qui en avait fait à un moment donné son cheval de bataille, mais qui n’avait pas abouti.

L’On se demande aujourd’hui s’il n’ya pas de mains noires qui soutiennent ces hors la loi. D’ailleurs, où est passé le Ministère de la Santé et ses acolytes ?

Lors d’une investigation menée par MEDIAGUINEE, quelques responsables de ces pharmacies par terre comme les appellent beaucoup de personnes nous ont laissé entendre que ce n’est pas seulement à N’zérékoré que le phénomène existe, mais partout dans le pays et particulièrement  Conakry.

Aujourd’hui les guinéens sont malades et continuent de tomber malade à cause de cette malsaine sous l’œil impuissant de l’Etat qui tarde encore à mettre un terme au commerce de pharmacie par terre.

Il faut rappeler que des personnes avaient été arrêtées par la direction régionale de la police de N’zérékoré pour falsifié les étiquettes des médicaments, c’est-à-dire égratigné la date d’expiration pour en mettre une nouvelle contrairement à  celle faite par l’usine de fabrication.

En clair, L’Etat doit agir maintenant pour sauver les vies humaines, car l’heure est grave.

Amara Souza Soumaoro, correspondant à N’zérékoré

 

 

Commentaires

commentaires


TAG


Laisser un commentaire