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Societé

N’zérékoré : rareté de clients dans les ateliers de couture et de coiffure

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A l’approche des fêtes, des citoyens se rendent beaux en s’achetant de  nouveaux vêtements pour envoyer chez leur tailleur de choix, mais aussi se rendent dans les ateliers de coiffures où de coutures.

A travers un constat que nous avons fait dans plusieurs ateliers de Coutures et de coiffures, l’engouement reste très faible cette année, contrairement à l’année passée. Pour les maîtres de ces ateliers et salons, cette rareté s’explique par la conjoncture économique difficile que traversent les citoyens.

« Les clients se font trop rares pour cette fête. D’habitude, à cette heure, nous rejetons certains habits parceque ça trouve que nous sommes débordés. Mais avec la situation actuelle, je dirai que les gens n’ont pas d’argent. Quelques clients qui viennent crient aux prix que nous leur demandons de payer. Mais nous sommes contraints de négocier et tomber d’accord. Malgré cette situation, nous parvenons à s’en sortir pour chercher notre dépenses »,  a dit maitre Namory camara, maitre tailleur.

Mêmes réalité chez  Massiami fofana maitresse de coiffure dans le quartier commercial. « Les clients viennent un peu chez moi. Mais au niveau du prix, c’est compliqué. Souvent on accepte travailler pour subvenir à nos besoins. Quand tu dis ton prix, les clientes pleurent et demandent de diminuer. Mais nous tombons d’accord parce que les gens n’ont pas d’argent. Les choses sont vraiment dures dans ces derniers temps. Ce qui expliquent selon moi la rareté des clientes », a laissé entendre cette maîtresse.

Mais malgré cette conjoncture difficile, quelques citoyens que nous avions rencontrés dans ces ateliers se disent être contents de leurs coiffures et nouveaux vêtements. «Je suis venue pour me rendre belle devant mon mari.  C’est la fête, c’est donc une opportunité de paraître belle. Sinon les choses sont compliquées comme vous le savez mais il faut le faire. La maîtresse m’avait dit 70000 fg, mais finalement on s’est comprise sur 60000 fg et ma tête est tressée à mon choix », dira Aïcha Kouyaté.

Même sentiment chez Angeline Lamah qui ne cache pas sa joie de voir son basin bien cousu. « Moi, je suis chrétienne, mais mes amis sont des musulmanes et nous partageons les fêtes ensemble, c’est pourquoi j’ai aussi décidé de les accompagner. Mon basin, malgré le coût élevé, le tailleur l’a bien fait. Je suis très satisfaite du boulot de mon tailleur », s’est réjouie cette jeune dame.

Amara Souza Soumaoro, correspondant à N’zérékoré

 

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